Groupe Action Patriote du 10 décembre / Liberté, Egalité, Fraternité, Ordre et Progrès !

"Rendre la République chère aux citoyens, respectable aux étrangers, formidable aux ennemis" Napoléon Bonaparte, Premier Consul, 4 nivose an VIII

03 mai 2007

réaction au "super débat" du 2 mai

C’est avec un profond ennui que j’ai assisté hier soir à l’interminable et misérable querelle de boutiquiers, qui ignoraient jusqu’à la teneur de leur stock de patates et de conserves.

A-t-il été un instant question de la France ? Jamais

De l’Europe ? Pas davantage (sauf M. Sarkozy, prenant acte frileusement du « non » au traité qu’il avait défendu, qui propose un aménagement a minima dont on n’a compris ni la teneur ni l’utilité).

A-t-on évoqué une quelconque politique étrangère dans un monde mouvant et dangereux, ces deux nains politiques et culturels savent-ils ce qu’est la France et d’où elle vient ? En tout cas, sûrement pas où elle va…

A-t-il été question un instant des grands enjeux mondiaux, économie, environnement, géostratégie, alliances, instabilité de zones immenses, émergence de nouveaux dangers tels l’islamisme ?

Grosse affaire : M. Sarkozy veut supprimer des fonctionnaires, Mme Royal bien au contraire veut les prendre là où ils ne servent à rien (ah bon, ça existe ?), pour les mettre là où l’on en a besoin (un grand service de reclassement et de formation des fonctionnaires déplacés, peut-être).

J’arrête là, il y aurait trop à dire sur les indispositions engendrées par cette purge que l’on nous a administrée hier soir.

Les candidats restaient dans leur bac à sable, dont ils ne connaissaient même pas bien les limites. Un seul exemple : le nucléaire (civil, bien sûr, on n’allait pas se crêper le chignon sur les graves questions militaires et stratégiques).

M. Sarkozy, qui croit que l’EPR est la 4ème génération de réacteurs civils, doit dormir en conseil des ministres, pour récupérer de sa campagne. C’est pourtant là que, récemment, a été évoquée la mise à l’étude de la 4ème génération de réacteurs nucléaires, à bâtir à partir de 2040. M. Sarkozy a dû alors ouvrir un œil, et comprendre que l’on parlait de l’EPR. Mme Royal, quant à elle, voit 17% de la production électrique française d’origine nucléaire (elle doit se croire dans les années 60) ; M. Sarkozy fait un peu mieux, il ne se mouille pas à 50 %. Le vrai chiffre est 68%. Ignorer ça et prétendre diriger la France, chapeau. Mais il y a mieux. Mme Royal se plaint de la supposée proche pénurie d’uranium : mais qui a fait arrêter la construction du surgénérateur, qui aurait permis de disposer d’un stock infini de plutonium, si ce n’est un gouvernement socialiste auquel elle participait ? Et M. Sarkozy qui ne voit même pas, dans ce bal des nuls, la ficelle grosse comme le bras…

Il n’y avait, hier soir, qu’une chose d’intéressante : les deux figures de cire de Mme Chabot et de M. Poivre, à mourir de rire. Comment peut-on infliger à tout un peuple ces deux têtes de carême, supposées arbitrer, chrono à la main, entre deux marchands de soupe au navet électorale ?

Prenons du recul, imaginons-nous visionnant le débat d’hier soir dans 50 ans : les deux bouddhas maigres en fond d’écran, les deux nains batailleurs au premier, s’envoyant au visage des boulettes de papier mâché… Plié de rire….

Christian Azaïs - Union Gaulliste

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02 mai 2007

5 mai 2007

aigle_drapeau_1_Communiqué de France Bonapartiste

Nous vous invitons

A vous souvenir d’un Homme qui « vous a tant aimé »

Le jour anniversaire de sa mort 

le 5 mai 2007

Qui était cet homme ? Pourquoi est-il important de se souvenir de lui ?

Beaucoup reconnaissent en Napoléon Bonaparte l’un des plus grands hommes de tous les temps. Mais beaucoup ne savent pas qu’il était loin d’être un dictateur sanguinaire –comme le prétendent certains aujourd’hui, et que la France, comme beaucoup de pays, lui doit les institutions qui font que nous bénéficions de lois, de protection sociale et d’infrastructures qui font aujourd’hui une partie vitale de notre vie quotidienne. Mais ces avancés ont valu à Napoléon, d’abord Premier Consul, puis Empereur des Français, la haine des puissantes monarchies de son époque. Pendant quinze ans, elles lui ont fait la guerre pour détruire l’héritage de la Révolution Française.Se trouvant, après la défaite de Waterloo, devant le choix entre la guerre à la fois contre les royalistes (c’est-à-dire la guerre civile) et les monarchies coalisées, ou l’exil, il a choisi de s’offrir en sacrifice à la haine des ennemis de la France républicaine.

Le 5 mai 1821 à 17h49, il a rendu son dernier soupire, après six ans d’exil et des mois d’atroces souffrances. Peu avant, il avait rédigé son testament, où il a écrit de sa main,

« Je désire que mes cendres repose sur les bords de la Seine au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé ».

Les adhérents de France Bonapartiste vous invitent à vous joindre à eux le samedi 5 mai, afin d’assister aux cérémonies qui se dérouleront ce jour-là et de découvrir pourquoi l’œuvre de Napoléon le Grand et de Napoléon III est si importante pour nous en ce début du 21e siècle.

Le samedi 5 mai 2007

L’Eglise du Dôme des Invalides

Hôtel National des InvalidesParis                   tenue correcte et port du ruban violet à la boutonnière svp

Pour tous renseignements : 06 71 97 29 23  ou  francebonapartisteidf@yahoo.fr

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23 avril 2007

à vous de voir !

Au lendemain de ce premier tour, nous savons combien vous avez été comme nous, frustrés de ne pouvoir voter pour un candidat représentant totalement nos idées.

A la connaissance du résultat, nous imaginons aussi combien vos interrogations sont grandes. Vers qui aller ? Que faire ?

Par ce message, nous voulons vous livrer notre sentiment.

Il n’y a aucun candidat qui mérite que l’on prenne partie pour lui, car comment peut-on choisir entre deux « produits », à l’emballage si différent mais au contenu si identique ? Comment choisir entre deux candidats qui veulent défaire la France ?

Une nouvelle fois, malheureusement, les Français, comme lors de la sortie d’une nouvelle production cinématographique, se sont laissé abuser par une bande annonce présentant les meilleurs moments d’un film en fait totalement mauvais…

Au-delà des annonces, d’ailleurs annonces se contredisant aussitôt prononcées, il faut aller plus loin et regarder ce qu’ont fait et dit nos deux « finalistes» depuis bien plus longtemps que le commencement de la campagne…

Face à la situation actuelle, France Bonapartiste, à moins de vouloir trahir nos idées, ne peut et ne doit prendre de positions allant vers l’un ou l’autre des «Janus » présents. Nous ne donnons donc aucune consigne, faites en votre âme et conscience. Nous vous dirons simplement, allez jusqu’au bout de vos idées, glissez un bulletin FB dans l’urne !

Par contre, Les prochaines semaines seront décisives pour nous et les idées que nous défendons. Nous vous demandons de vous mobiliser pour les législatives qui sont notre prochain combat pour cette année 2007.

Nous soutiendrons, en plus de nos éventuels candidats, tous les candidats présentés ou soutenues par Debout La République. Nous avons une certaine idée de la France à défendre, l’heure n’est pas au renoncement mais à celui de la résistance. Il nous appartient donc plus que jamais de défendre, de faire vivre et prospérer l’idéal bonapartiste et républicain.

Nous comptons sur vous !

Vive le Bonapartisme, vive la République, vive la France !

Christian Hanry
Président de France Bonapartiste

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18 avril 2007

à si c'était vrai !!!

http://www.jepresid e.fr/?id= 225889&check= 5de26db8b559c9b0 d7cde9d347b3082a

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14 avril 2007

une trahison de plus !!!

les_gaullistes_avec_sarkozyLe Général doit se retourner dans sa tombe, ça doit trembler à Colombey !!!

vous me direz, la France, et une certaine idée de celle-ci, n'en est plus à une trahison pret !!!

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attention danger !!!

oui_ouiste

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07 avril 2007

Pacte pour la France (version définitive)

Une France démocratique

La crise française est avant tout une crise démocratique, car nos concitoyens constatent que leurs choix sont bafoués une fois les élections passées. Le sursaut national suppose la confiance du peuple. Dans le cadre des institutions rénovées de la Vème République, les Français doivent à nouveau déterminer les grands choix de la Nation. Leurs aspirations doivent être entendues et leur vote, respecté.

Nous voulons :

  1. La consultation par référendum pour la ratification de tout traité européen.

  2. L’introduction du référendum d’initiative populaire.

  3. L’instauration d’une dose de proportionnelle, afin que l’Assemblée Nationale représente vraiment tous les courants de la vie politique française.

Une France libre

Sur une planète en pleine mutation, où de nouvelles menaces surgissent, la France doit affirmer son indépendance et s’appuyer sur la francophonie pour continuer à porter le message d’un monde multipolaire, de nouveaux rapports Nord/Sud, d’un progrès matériel et moral pour tous, dans le souci d’un développement réellement durable.

Nous voulons :

  1. Le maintien du siège permanent et du droit de veto de la France au Conseil de Sécurité des Nations Unies, ainsi que la mise en œuvre d’une Défense indépendante de l’OTAN.

  2. Une nouvelle Europe, des nations et des projets « à la carte », qui corrige les dérives fédéralistes de l’actuelle UE et permette de surmonter les défis de la mondialisation.

  3. La réforme de l’Organisation Mondiale du Commerce pour autoriser la création de zones régionales protégées à leurs frontières par des écluses douanières sociales et environnementales (réintroduction de la préférence communautaire).

Une France unie

Les Français se sont rassemblés autour du projet de société, national et progressiste qu’a porté l’Etat tout au long de notre histoire multiséculaire. Un Etat fort, stratège et exigeant, capable d’assurer l’état de droit, l’école qui instruit, l’accès à la santé, l’efficacité du service public sur l’ensemble de son territoire, la maîtrise de l’immigration et l’assimilation.

C’est à un Etat modernisé qu’il appartient aujourd’hui de restaurer les conditions du rassemblement des Français.

Nous voulons :

  1. Le maintien ou la reconstruction des services publics nationaux (énergie, transports, santé publique, épargne populaire - livret A - …).

  2. Le strict respect de la loi de 1905 sur la laïcité.

  3. Une justice rapide dont 100 % des décisions seront appliquées dans le mois.

Une France forte

Dans une économie mondialisée, la concurrence s’exacerbe au point de devenir une véritable guerre économique totale. Faute de se doter des armes dont usent les autres pays du monde, la France et l’Europe se résignent aux délocalisations, au chômage de masse et à une misère toujours plus grande.

Pour exister dans le monde de demain et assurer à leurs habitants des emplois et de bonnes conditions de vie, elles doivent enfin défendre leurs intérêts.

Nous voulons :

  1. En finir avec l’euro cher pour en faire une monnaie au service de la croissance et de l’emploi, ou alors revenir au franc par référendum.

  2. Permettre à nos entreprises de se battre sur un pied d’égalité avec leurs concurrents étrangers par l’instauration sur les produits importés d’une contribution sociale et environnementale (TVA sociale).

  3. Doubler en 5 ans le budget de la Recherche et de l’enseignement supérieur pour relever les défis scientifiques, techniques et industriels de demain.

Une France juste

Nos concitoyens sont très lucides sur la situation de notre pays. Ils savent qu’il ne peut y avoir redressement sans effort. Mais ils veulent que ces efforts soient équitablement répartis et que chacun puisse en retirer le fruit.

Nous voulons :

  1. La création de la sécurité professionnelle, pour offrir à chacun une seconde chance en lui permettant d’adapter ses compétences aux nouveaux métiers.

  2. La généralisation de la participation pour permettre d’associer les salariés aux décisions et performances de l’entreprise, tout en empêchant les OPA hostiles.

  3. La mise en œuvre d’un nouveau modèle de société fondé sur le développement durable, qui concilie qualité de l’alimentation, énergies nouvelles, régulation écologique de l’économie et de la vie quotidienne, préservation de la biodiversité, au moyen de mesures fiscales et douanières adaptées.

C’est en devenant démocratique, libre, unie, forte et juste, que la France redonnera vie à sa devise « Liberté – Egalité – Fraternité » et retrouvera la confiance de ses concitoyens.

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02 avril 2007

Discours du 31 mars de Nicolas Dupont-Aignan à la maison de la chimie

111467_159015C’est avec beaucoup d’émotion que je vous retrouve aujourd’hui.

Votre présence si nombreuse à mes côtés comme tout au long de la campagne, témoigne et même démontre, s’il en était encore besoin, combien ma candidature était légitime et prometteuse ! Elle l’était d’ailleurs tant qu’« ils » ont tout fait pour l’empêcher d’aller à son terme.

Le régime des partis qui asphyxie la France, qui s’est réapproprié l’élection présidentielle au point de la dénaturer, n’a pas lésiné, vous le savez, sur les pressions de toutes sortes pour m’empêcher d’obtenir les 500 parrainages. En vérité « ils » ont réinventé un système de primaires au suffrage censitaire.

Oui mes amis, mes compagnons, mes camarades, nous sommes d’autant plus déçus que nous avons manqué la qualification de très peu. 442 parrainages, obtenus dans 71 départements sans l’aide d’aucun appareil partisan important, représentent déjà dans le contexte que vous avez bien connu un véritable exploit.

Je ne remercierai d’ailleurs jamais assez celles et ceux qui ont, tels des évangélistes, contribué à ce beau résultat malheureusement insuffisant.

Aurions-nous pu faire différemment ? Peut-être.

Aurions-nous fait mieux ? Je l’ignore.

Je laisse à chacun dans son département le soin de faire son examen de conscience.

Il reste qu’au-delà de cet échec, il faut voir avec lucidité d’où nous partions.

Souvenez-vous ici même dans cette salle, le 15 octobre 2005, du lancement de la campagne. Qui pouvait imaginer l’élan que nous allions susciter ? Que de chemin parcouru en l’espace de 18 mois !

Oui, nous avons été stoppés dans notre élan. Mais cet élan est bel et bien là. Je vous demande de ne pas, par déception, le minimiser :

  • des dizaines de déplacements,
  • des milliers de rencontres,
  • des nouveaux et nombreux soutiens, notamment parmi les élus locaux,
  • une notoriété grandie,
  • un projet politique parvenu à maturité,
  • des mouvements, clubs ou associations longtemps éparpillés enfin regroupés.

Cette longue pré-campagne aura été fructueuse. Elle aura montré aux Français que l’on peut aborder différemment la politique.

Parler vrai, aller enfin à la racine des problèmes, insister sur l’effort collectif, réhabiliter avant que cela ne soit à la mode l’amour de son pays, lier destin européen et français, aborder les questions internationales si décisives pour notre vie quotidienne.

Oui, autant le dire, quelles que soient les erreurs qui ont pu être commises ici ou là, j’ai la fierté d’avoir porté au cours de ces derniers mois, avec vous tous, une candidature digne, droite, cohérente.

Je garderai longtemps en moi les moments forts que vous m’avez offerts par votre ardeur à défendre nos convictions, votre générosité dans l’action.

De l’accueil en musique à Blumeray, petit village de Haute-Marne, aux meetings de la Mutualité ou du Gymnase Japy, que d’étapes en tous genres, que de rencontres, que d’émotions !

Mais au-delà des liens affectifs qui font la force de l’engagement qui nous rassemble au service de cette « certaine idée de la France », notre campagne, oui je dis « notre » car nous l’avons faite ensemble, a beaucoup conforté l’analyse que je fais, que nous faisons, sur l’état de notre pays et sur les moyens de le redresser.

Tout d’abord mes amis, il suffit de parcourir la France pour comprendre pourquoi nos compatriotes sont inquiets. Notre pays malgré ses atouts réels, va mal, très mal. Insécurité persistante, justice en lambeaux, immigration clandestine massive, école publique déboussolée, délocalisations massives, inégalités de plus en plus grandes entre les territoires et les citoyens. La liste est malheureusement longue des maux qui minent la France.

Cela ne veut pas dire pour autant, bien sûr, que notre pays soit condamné. J’ai pu, au cours de cette campagne, constater à quels points les Français ont envie de se battre. Entreprises de pointe, centres de recherche performants, agriculteurs dynamiques, etc… notre pays ne manque ni de talents, ni d’énergie. Il reste simplement que l’ensemble de ses forces vives ne se sentent ni mises en valeur, ni mobilisées, ni guidées.

En vérité nos compatriotes aimeraient tout simplement être gouvernés. Non pas gouvernés pour obéir à un cours des choses s’apparentant à une régression économique et sociale, mais gouvernés autour d’une ambition collective réalisable.

Comme je l’ai déjà dit et écrit vingt fois, les Français sont prêts à l’effort à condition d’en connaître à la fois le prix et les avantages à en attendre. A la condition que l’effort comme son bénéfice soient équitablement partagés.

J’ai pu constater ensuite, avec vous bien sûr, combien nos compatriotes sont méfiants à l’égard de tout discours politique. Ils ont été tant trompés. Le peuple français, sans doute le plus politique de la terre, ne supporte plus le double langage si fréquent des uns et des autres. Il veut de l’authenticité, de la sincérité, de la vérité.

Nos compatriotes ont bien compris que tout n’est pas possible. Ils se méfient des « zig-zag » dictés par les agences de communication. Un jour le coup du drapeau, un autre jour la commisération en faveur des « sans-papiers ».

Plus que jamais, la définition que faisait le Général de Gaulle du gaullisme me paraît correspondre à ce qu’ils espèrent de la politique : « Etre gaulliste, disait-il, c’est être de gauche et de droite à la fois. C’est être pour l’ordre et le mouvement à la fois, c’est être passionné et raisonnable à la fois ». Nos concitoyens attendent la passion indispensable au sursaut collectif mais aussi la raison qui permet d’apporter des solutions efficaces et concrètes à leurs problèmes.

Enfin, mes amis, j’ai pu constater combien nos compatriotes sont orphelins de la France. Car, oui la France est plus que jamais vivante dans leur cœur. Sous les cendres de la repentance et de l’esprit de démission, qui anime malheureusement nos élites, il y a bien la braise d’un peuple qui veut voir vivre la Nation. Une braise vive qui ne demande qu’à raviver le feu de la volonté collective.

Ce patriotisme n’est pas un avatar de l’odieux nationalisme, comme veulent le faire croire ceux qui n’aiment pas la France et prétendent interdire à quiconque de l’aimer. C’est un patriotisme tranquille, l’attachement profond de nos concitoyens aux valeurs de notre République.

C’est pourquoi ils attendent du futur Président qu’il ne se contente pas de beaux discours tricolores, mais qu’il défende et fasse prospérer l’exception française. La fameuse exception française, dont nos partenaires européens et Bruxelles veulent se débarrasser, car elle est universelle et remet en cause la loi du plus fort, les gros intérêts qui ont perverti ceux qui sont censés servir la belle idée européenne.

En définitive au cours de cette campagne, j’ai pu voir :

  • à quel point nos compatriotes sont inquiets pour leur avenir,

  • à quel point ils doutent des recettes des candidats du spectacle,

  • à quel point ils attendent une ambition raisonnable, des solutions à la fois concrètes et fortes aux difficultés du pays.

En définitive, nos compatriotes savent très bien que le destin de la France est sur le fil. Ils cherchent le Président qui sera capable de résoudre les difficultés du pays, de faire entrer la France dans le XXIème siècle tout en préservant son âme et sa personnalité.

Dans ce contexte et après les quelques jours de réflexion qui ont suivi le verdict du Conseil Constitutionnel, je me suis posé une question simple. Une question que vous n’avez pas pu ne pas vous poser.

Dois-je continuer le combat ?

Finalement, d’autres candidats ne pourraient-ils pas le porter ?

Notre idée de la France ne serait-elle pas aussi bien servie d’une autre façon ?

Avons-nous encore les moyens d’agir ?

Comment résister à la pression du système oligarchique politico médiatique, aussi illégitime soit-il ?

Le repos forcé m’a permis d’observer attentivement les clans, d’écouter les uns et les autres. J’ai compris tout d’abord pourquoi bon nombre de nos concitoyens étaient de plus en plus déboussolés par le tour schizophrénique de la campagne. Une campagne folle, où les fronts s’inversent, où les postures sont interchangeables, les références idéologiques et historiques des plus volatiles (verra-t-on bientôt la candidate du PS invoquer les mânes de Charles Maurras et celui de l’UMP chanter une ode à Louise Michel ?), tout ce grand bazar du tout et son contraire pour faire le maximum de bruit médiatique !

  • Comment, en effet, vouloir présider différemment la France, encenser la Nation et proposer de faire adopter par le Parlement l’essence de la Constitution européenne que les Français ont rejetée le 29 mai 2005 par leur vote souverain ?

  • Comment afficher son désir de cohésion sociale, d’intégration républicaine et refuser de départager celui qui respecte la loi et celui qui la viole ?

  • Comment se désoler de voir une France sans usines et tolérer plus longtemps une politique monétaire et commerciale européenne qui nous étrangle méthodiquement ?

La liste est longue des mots d’ordre, des effets de manche totalement contradictoires.

On comprend alors pourquoi les Français n’ont jamais été aussi indécis sur leur vote. Comment pourraient-ils croire que la France sera guérie alors même qu’ils constatent que la plupart des candidats refusent de s’attaquer aux différentes causes du mal ?

Comment rester les bras croisés devant un tel spectacle, allons-nous demeurer recroquevillés sur nous-mêmes, ruminant dans notre coin ?

A l’inverse est-il digne de rallier untel ou untel tout en sachant que les médecines proposées auront peu d’effets ?

Pouvons-nous parce qu’il manquait 58 parrainages, renoncer à servir notre pays, renoncer à porter cette « certaine idée de la France » dont nous avons aujourd’hui la responsabilité ?

Et bien NON, NON, NON et NON !

Mon devoir en octobre 2005 était d’être candidat.

Mon devoir aujourd’hui est de poursuivre notre combat. Je le fais avec d’autant plus de conviction et d’ardeur que vous êtes là et que, je le sens bien, vous êtes encore plus motivés, encore plus convaincus qu’hier.

Vous l’êtes, car dans l’histoire, la vérité pourvu qu’elle soit défendue l’emporte toujours. Et c’est bien parce que nous disons la vérité depuis plusieurs années, une vérité qui fait peu à peu son chemin, que nous devons redoubler d’ardeur.

Nous devons d’autant plus poursuivre notre combat que les Français qui ont du bon sens, comme ils l’ont prouvé le 29 mai, finiront, je n’en doute pas un instant, par nous donner raison.

C’est pourquoi je me réjouis que toutes les associations rassemblées aujourd’hui aient adopté le « pacte pour la France ». Un pacte qui a le mérite en quelques mots d’insister sur ce qui est fondamental pour nous, et sur quoi nous ne transigeons pas. Un pacte qui ne se contente pas de définir des grandes orientations mais qui, pour chacune d’entre elles, présente trois propositions fortes et concrètes.

Un pacte de bon sens.

Le bon sens tout d’abord de dire qu’il ne peut y avoir de sursaut qu’en respectant le peuple, en s’appuyant sur lui, en lui faisant confiance dans ses choix. C’est pourquoi rien ne pourra se faire dans notre pays sans reconstituer le lien entre les Français et la décision politique.

  • adopter tout traité européen par référendum,

  • instituer le référendum d’initiative populaire,

  • oxygéner notre représentation parlementaire par une dose de proportionnelle. Voilà trois réformes pour redonner le pouvoir au peuple.

Je pourrai ajouter aussi la moralisation de la vie médiatique en interdisant à une entreprise qui dépend des commandes publiques (armement – BTP) de devenir propriétaire de grands médias !

Le bon sens ensuite de dire que la France n’est épanouie et donc utile au monde que lorsqu’elle est elle-même, lorsqu’elle est libre. La question de la souveraineté est au cœur du malaise actuel. Pour redonner vie à notre démocratie, pour être capable de défendre nos intérêts, nous devons pouvoir maîtriser les grands choix qui nous concernent.

  • Choix sur la défense en évitant le retour progressif dans l’OTAN.

  • Choix diplomatique en affirmant l’indépendance de notre politique étrangère et en valorisant la francophonie.

  • Choix économique en renégociant le traité de Maastricht sur l’euro et en bousculant les règles de l’OMC.

  • Choix de sécurité intérieure en maîtrisant nos frontières.

Le bon sens de dire que seul un Etat ferme, exigeant, laïc, présent sur tout le territoire, peut garantir la cohésion territoriale et sociale. Oui, je crois, nous croyons à l’Etat. Lors d’un déplacement en province, je croisais un ancien Ministre. Il m’avoua que la campagne présidentielle ne le passionnait pas. Il ajouta : « je ne crois qu’en trois choses : la France, la République et l’Etat ».

Sans un Etat impartial, efficace, laïc, il n’y a pas en effet de vraie République et de France solide. Bien évidemment, il ne s’agit pas de conforter les privilèges et la mauvaise graisse mais plutôt de réformer, de muscler cet outil qui doit redevenir la garantie de l’égalité des hommes et des territoires.

Le bon sens de dire que pour survivre comme pays libre dans la mondialisation, il faut défendre nos intérêts économiques, comme le font d’ailleurs les autres grandes puissances.

La naïveté française dans le jeu des empires économiques d’aujourd’hui est confondante. C’est pourquoi, là aussi, le temps est venu d’un sursaut pour, par exemple, renégocier l’euro, instaurer la TVA sociale, doubler l’effort de recherche. Les délocalisations ne sont pas une fatalité à la condition de se donner les moyens d’un véritable patriotisme économique. Patriotisme qui n’est en rien contraire au libre marché puisque toutes les Nations qui réussissent en usent et en abusent.

Le bon sens de dire que la force d’un pays est liée à sa capacité à partager ses richesses et à responsabiliser ses citoyens. A égale distance du chacun pour soi ultralibéral et de l’assistanat qui endort, tout l’enjeu des prochaines années est d’inventer cette société solidaire qui récompense le mérite et redonne sa chance au plus faible.

Participation des salariés, sécurité professionnelle, accès à la propriété, développement durable.

Oui, la France peut inventer un nouveau modèle écologique et social et redevenir un exemple.

Ainsi, ce pacte pour la France peut devenir, si vous le voulez bien, notre feuille de route pour les prochaines années. Cela commence d’ailleurs dans trois semaines.

C’est à partir de ce pacte que je vous invite, en votre âme et conscience, à vous déterminer au premier tour de scrutin. Car je crois sage la décision prise en Assemblée Générale par Debout la République et les mouvements associés de ne pas donner de consigne de vote pour le premier tour de scrutin.

Mais ce pacte, vous le verrez, sera notre fil conducteur des échéances futures. Car la vie politique de notre pays ne s’arrête pas à l’élection présidentielle. Vous devez voir loin. Faute d’être traités à la racine, les problèmes de notre pays ne vont malheureusement pas disparaître et nos solutions à la fois différentes et sérieuses seront de plus en plus d’actualité.

Alors oui, mes amis, mes compagnons, mes camarades, l’état du pays, l’attente des Français, le cours de la campagne, m’obligent, nous obligent à continuer, à persévérer.

Oui, nous devons demeurer cohérents, droits, exigeants. C’est-à-dire défendre partout et toujours nos convictions et nos valeurs.

Mais, continuer c’est aussi, au-delà des grandes idées, s’organiser, se structurer, se renforcer pour bâtir une force politique gaulliste et républicaine indépendante.

Je me réjouis aujourd’hui de voir tous les petits ruisseaux qui ont alimenté ma campagne se rejoindre pour affirmer la volonté commune de bâtir une vraie force nationale, républicaine et sociale.

Un parti politique, oui, car nous avons manqué d’une structure solide, puissante, implantés sur tout le territoire.

Il ne s’agit pas de perdre notre âme dans des jeux politiciens, ni de cuire nous-mêmes notre petite soupe sur notre petit feu, mais de disposer d’un réseau actif, dynamique, de fédérer les centaines de milliers de Français qui voulaient voter pour moi.

Oui, mes amis, le temps est venu du rebond !

Oui, mes amis, il faut remonter sur le cheval !

Oui, mes amis, notre projet politique est le meilleur. Il répond aux attentes des Français. Il correspond à l’âme de notre Nation. Il faut simplement et c’est déjà beaucoup, s’élargir, se transformer, se structurer, se muscler.

Alors oui ce soir, je vous invite à vous rassembler, à vous lever, à vous projeter dans l’avenir pour préparer la France que nous aimons tous.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Maire d’Yerres
Président de Debout la République

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Pacte pour la France

franceAujourd’hui les mouvements Debout la République, Vive la République, Cercle Jeune France, Initiative Gaulliste, Union Gaulliste et Union du Peuple Français, après s’être mobilisés ensemble autour de la candidature de Nicolas DUPONT-AIGNAN, décident de poursuivre le combat pour une « certaine idée de la France » en unissant leurs forces.

Sensibles à l’écho favorable qu’ont suscité les idées et la personnalité de leur candidat, ils créent maintenant une force politique nouvelle, gaulliste et républicaine, pleinement à même de jouer tout son rôle dans la vie politique française.

Ils appellent toutes celles et tous ceux qui s’apprêtaient à voter pour Nicolas DUPONT-AIGNAN à les rejoindre. Pour le premier tour de l’élection présidentielle, ils les invitent à se déterminer en leur âme et conscience, à l’aide du présent « Pacte pour la France » qui dessine leur ambition commune pour le pays.

Une France démocratique

La crise française est avant tout une crise démocratique, car nos concitoyens constatent que leurs choix sont bafoués une fois les élections passées. Le sursaut national suppose la confiance du peuple.

Les Français doivent à nouveau déterminer les grands choix de la Nation. Leurs aspirations doivent être entendues et leur vote, respecté.

Nous voulons :

  1. La consultation par référendum pour la ratification de tout traité européen.
  2. L’introduction du référendum d’initiative populaire.
  3. L’instauration d’une dose de proportionnelle, afin que l’Assemblée Nationale représente vraiment tous les courants de la vie politique française.

Une France libre

Sur une planète en pleine mutation, où de nouvelles menaces surgissent, la France doit pouvoir continuer à porter le message d’un monde multipolaire, de nouveaux rapports Nord/Sud, d’un progrès matériel et moral pour tous, dans le souci d’un développement réellement durable.

Nous voulons :

  1. Le maintien du siège permanent et du droit de veto de la France au Conseil de Sécurité des Nations Unies, ainsi que la mise en œuvre d’une Défense indépendante de l’OTAN.
  2. Une nouvelle Europe, des nations et des projets « à la carte », qui corrige les dérives fédéralistes de l’actuelle UE et permette de surmonter les défis de la mondialisation.
  3. La réforme de l’Organisation Mondiale du Commerce pour autoriser la création de zones régionales de libre échange (comme l’Europe), protégées à leurs frontières par des écluses douanières sociales et environnementales.

Une France unie

Les Français se sont rassemblés autour du projet de société, national et progressiste qu’a porté l’Etat tout au long de notre histoire multiséculaire. Un Etat fort, stratège et exigeant, capable d’assurer l’état de droit, l’école qui élève, l’accès à la santé, l’efficacité du service public sur l’ensemble de son territoire, la maîtrise de l’immigration et l’assimilation.

C’est à un Etat modernisé qu’il appartient aujourd’hui de restaurer les conditions du rassemblement des Français.

Nous voulons :

  1. Le maintien ou la reconstruction des services publics nationaux (énergie, transports, santé publique, épargne populaire - livret A - …).
  2. Le strict respect de la loi de 1905 sur la laïcité.
  3. Une justice rapide dont 100 % des décisions seront appliquées dans le mois.

Une France forte

Dans une économie mondialisée, la concurrence s’exacerbe au point de devenir une véritable guerre économique totale. Faute de se doter des armes dont usent les autres pays du monde, la France et l’Europe se résignent aux délocalisations, au chômage de masse et à une misère toujours plus grande.

Pour exister dans le monde de demain et assurer à leurs habitants des emplois et de bonnes conditions de vie, elles doivent enfin défendre leurs intérêts.

Nous voulons :

  1. En finir avec l’euro cher pour en faire une monnaie au service de la croissance et de l’emploi, ou alors revenir au franc par référendum.
  2. Permettre à nos entreprises de se battre sur un pied d’égalité avec leurs concurrents étrangers par l’instauration sur les produits importés d’une contribution sociale et environnementale (TVA sociale).
  3. Doubler en 5 ans le budget de la Recherche et de l’enseignement supérieur pour relever les défis scientifiques, techniques et industriels de demain.

Une France juste

Nos concitoyens sont très lucides sur la situation de notre pays. Ils savent qu’il ne peut y avoir redressement sans effort. Mais ils veulent que ces efforts soient équitablement répartis et que chacun puisse en retirer le fruit.

Nous voulons :

  1. La création de la sécurité professionnelle, pour offrir à chacun une seconde chance en lui permettant d’adapter ses compétences aux nouveaux métiers.
  2. La généralisation de la participation pour permettre d’associer les salariés aux décisions et performances de l’entreprise, tout en empêchant les OPA hostiles.
  3. La mise en œuvre d’un nouveau modèle de société fondé sur le développement durable, qui concilie qualité de l’alimentation, énergies nouvelles, régulation écologique de l’économie et de la vie quotidienne, préservation de la biodiversité, au moyen de mesures fiscales et douanières adaptées.

C’est en devenant démocratique, libre, unie, forte et juste, que la France redonnera vie à sa devise « Liberté – Egalité – Fraternité » et retrouvera la confiance de ses concitoyens.

Groupe Action Patriote du 10 décembre ne peut que se féliciter d'un tel rassemblement autour de ce Pacte (auquel l'on pourrait rajouter l'attachement aux fondamentaux de la 5ème République mais aussi la défense de la Francophonie). Nous espérons que d'autres viendront grossir les rangs de cette Union Pour la France !

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29 mars 2007

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