Groupe Action Patriote du 10 décembre / Liberté, Egalité, Fraternité, Ordre et Progrès !

"Rendre la République chère aux citoyens, respectable aux étrangers, formidable aux ennemis" Napoléon Bonaparte, Premier Consul, 4 nivose an VIII

26 mars 2007

« Colas colo, Colas colère – Un enfant de France contre les empires »

C1_Salon_im15_coiff_L_gL’éditeur l’Harmattan, 16, rue des Ecoles, 75005, Paris, tel 01 40 46 79 14, courriel : harmattan1@wanadoo.fr,  publie et diffuse un livre d’ Albert Salon , ancien Conseiller culturel près l’ ambassade de France à Canberra (1969 à 1975) , intitulé :

« Colas colo, Colas colère Un enfant de France contre les empires »,

293 pages, 24 euros.

""Vous portez en effet, de par vos engagements professionnels et personnels, un intérêt reconnu aux thèmes généraux qui, au-delà des aspects biographiques, forment la trame de cet ouvrage : l’histoire et les politiques contemporaines de la France, de l’Allemagne, du Québec et du Canada, de l’Europe et des Etats-Unis d’Amérique, des impérialismes présents et montants, et de la diversité culturelle, des décolonisations et de la coopération franco-africaine, de la naissance et du développement de la Communauté francophone.

Mais il apparaît que cet ouvrage peut vous toucher encore plus particulièrement par la naissance et le développement du patriotisme à la fois instinctif et raisonné de l’auteur, ainsi que par le récit de ses actions militantes, professionnelles et associatives, dans le sens d’un souverainisme ouvert et serein, mais lucide et sans concessions :

-         l’auteur y décrit la façon dont, enfant, il a vécu, dans les profondeurs du peuple et de la province, l’occupation allemande et la Libération; 

-         il y analyse la façon dont, dans sa formation, les eaux catholiques et les eaux laïques se sont mêlées, dans une succession d’écoles « catholaïques » et d’ascenseurs sociaux de la République ;

-         longtemps Conseiller culturel et scientifique auprès d’ambassades de France, il fait pénétrer le lecteur dans l’intérieur de la politique d’échanges, de diffusion et de coopération culturels, de la France, à Paris comme dans plusieurs pays étrangers emblématiques, en déplorant que tant d’atouts qu’il rappelle soient négligés par l’aboulie de trop d’élites censées pourtant servir cette politique ;

-         il jette un éclairage particulier sur l’Allemagne aujourd’hui à nouveau forte, sinon de sa démographie, du moins de son économie et de son consensus politique, et sur ses relations très ambiguës avec la France, qu’il a toujours placées en tête de ses préoccupations ;

-         il jalonne, non sans prêter consciemment le flanc à la contestation, le chemin qui a mené, presque insensiblement, de l’empire allemand à l’empire américain, le premier se fondant aujourd’hui dans le second ; 

-         il montre comment il est possible, à force d’opiniâtreté et d’ organisation de la synergie entre de nombreux groupes, mouvements, collectifs, associations, chapelles, une action de la « société civile » pour le français, la Francophonie… et la France, peuvent ne pas rester condamnées à l’échec face à l’énorme puissance des adversaires ;

-    il appelle ses lecteurs à rejoindre les combattants, en traçant des pistes pour une France, un Québec, une Francophonie, libres et exemplaires    dans leur solidarité organisée. 

En somme, vous retrouverez dans cette biographie de combat vécu intensément, le débat de la France avec les empires dans l’histoire des 67 années que la France vient de vivre, et des pistes d’avenir, dans l’indépendance.

Vos réactions seront reçues avec le plus grand intérêt par l’éditeur et par l’auteur.""

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03 décembre 2006

pétition

napoleon3flandrinNous vous invitons à signer la pétition, si vous le voulez bien, pour soutenir cette cause :

Nous demandons le retour des Cendres de la Famille Impériale.

L’Empereur Napoléon III, l’Impératrice Eugénie et le Prince Impérial, qui reposent tous les trois à Farnborough, au sud de l’Angleterre, sont victimes, même dans la mort, d’un exil qui n’a plus lieu d’être. Il est plus que temps pour eux de retrouver cette terre de France qu’ils ont tant aimé !

Nous demandons aux pouvoirs constitués Français d’effectuer toutes les démarches nécessaires pour la réalisation de cet évènement historique, symbole final de la réhabilitation du Second Empire et des réalisations de l’Empereur Napoléon III !


http://www.france-bonapartiste.com/

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22 juillet 2006

En souvenir de l'Aiglon

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Il y a 164 ans, le 22 juillet 1832, s'éteignait à Schoenbrunn Napoléon II, l'Aiglon,, le fils de l'Empereur.

L'Aiglon appartenait, appartient toujours, à la légende napoléonienne. Intelligent, sensible, attachant, sa popularité devint grande en Europe, les bonapartistes français espéraient en lui. Napoléon II commençait à percer sous le duc de Reichstadt quand la tuberculose l'enleva à vingt et un ans.

Les bonapartistes du XXIème siècle ne peuvent qu'avoir une pensée émue au souvenir de ce Prince !

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31 mai 2006

Gallieni

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Le maréchal Gallieni

Il y a 90 ans, le 27 mai exactement, la France perdait maréchal Gallieni. Le Groupe Action Patriote ne pouvait pas passer à coté de cet événement. Pour rendre hommage à ce grand militaire et administrateur nous vous proposons une biographie ( bien courte il est vrai ) de ce Pyrénéen qui de Bazeilles au Tonkin, du Sénégal à Madagascar laissa son emprunte et celle de la France..

Joseph, Simon GALLIENI est né le 24 avril 1849 à Saint-Béat (Haute-Garonne). Fils d'officier, il fit ses études au Prytanée militaire de La Flèche, intégra l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1868 et en sortit deux ans plus tard, avec le grade de sous-lieutenant dans l'infanterie de marine.

Présent à Bazeilles, lors de la guerre franco-prussienne, il fit partie de la troupe héroïque qui se sacrifia dans la célèbre maison des dernières cartouches, immortalisée par le peintre Alphonse de Neuville. Blessé à la tête et fait prisonnier, il eut la satisfaction de ne pas capituler avec l'armée de Sedan.

Après l'armistice de 1871, le jeune officier colonial passa trois ans à la Réunion puis, à partir de 1876, au Sénégal où il réussit à imposer le protectorat français à Ahmadou, sultan de Ségou.

Capitaine en 1878, puis Chef de bataillon en 1882, il put, tout en combattant, affermir ses idées et ses méthodes au contact des réalités quotidiennes. Promu au grade de Lieutenant-colonel en 1886, il revint en métropole suivre les cours de la toute nouvelle École de guerre dont il sortit breveté avant de quitter une nouvelle fois la France pour répondre à l'appel de l'Asie.

Rejoignant le Tonkin et la garnison de Lang-Son, il pacifia méthodiquement cette région alors en pleine ébullition, organisa la frontière de Chine, trouvant déjà auprès de lui le Chef d'escadron Lyautey qui racontera dans ses Lettres du Tonkin comment le Colonel Gallieni sut l'affranchir de la tyrannie des règlements et l'initier à la lecture de D'Annunzio et de Stuart Mill.

Mais la grande œuvre restait à accomplir : la pacification et l'organisation de Madagascar qui exigeront, neuf années durant, des trésors d'intelligence, d'expérience et de courage. Une double tâche l'attendait alors qu'il venait d'être promu Général de brigade en 1896 : réprimer la révolte qui mettait la grande île à feu et à sang, puis soumettre les tribus restées indépendantes.

Dans un premier temps, il montra sa force et déposa la reine Ranavalona. Puis, la paix établie, il se préoccupa de mettre le pays en valeur : dispensaires et écoles s'organisèrent, fermes modèles, centres de cultures et d'élevage virent le jour tandis qu'une campagne en faveur du repeuplement battit son plein. "L'occupation militaire est une organisation qui marche", se plaisait-il à répéter, résumant ainsi le système d'administration qu'il mit au point avec cœur et finesse.

Pour accomplir cette œuvre, le général Gallieni choisit ses collaborateurs : Lyautey encore, mais aussi Joffre pour fortifier Diégo-Suarez. Une pléiade de jeunes officiers se formèrent à son école et lorsqu'il quitta définitivement Madagascar, en 1905, il avait bien rempli sa délicate mission.

Nommé successivement Inspecteur général des Troupes coloniales, commandant du 13e puis du 14e Corps d'armée, puis Gouverneur militaire de Lyon, membre du Conseil supérieur de la guerre, titulaire de la Médaille militaire, cette suprême distinction du soldat, le général Gallieni fut maintenu en activité sans limite d'âge le 24 avril 1914.

Désigné le 31 juillet 1914 comme adjoint et successeur éventuel du général Joffre commandant en chef, il fut nommé Gouverneur militaire de Paris par décret présidentiel le 26 août de la même année et gagna sa troisième étoile. Donnant une impulsion vigoureuse et méthodique à l'organisation de défense de la capitale menacée par l'avance ennemie, il signa le 3 septembre son ordre du jour célèbre :

"J'ai reçu le mandat de défendre Paris contre l'envahisseur, ce mandat, je le remplirai jusqu'au bout."

La retraite des troupes françaises se poursuivait toutefois, lorsqu'une reconnaissance aérienne lui apprit que l'aile droite ennemie (von Kluck) se détournait de Paris pour se rabattre sur Meaux. Dans une inspiration stratégique fulgurante, il entrevit tout de suite la manœuvre d'enroulement allemande et celle, française, qu'il fallait lui opposer. Les trois entretiens téléphoniques qu'il eut alors avec Joffre jouèrent un rôle déterminant, car ce dernier adopta finalement le plan qu'il lui proposa. Le 5 septembre, à midi, la VIe armée Maunoury déclencha la bataille de l'Ourcq, préfaçant celle de la Marne qui débuta le lendemain. S'il ne fut pas le vainqueur de la Marne, il en resta incontestablement l'un des principaux artisans et demeura dans toutes les mémoires le sauveur de Paris.

Le 29 octobre 1915, le général Gallieni accepta le portefeuille de la Guerre dans le ministère Briand. Se heurtant vite à l'incompréhension des milieux politiques et à la méfiance de certains milieux militaires, il démissionna le 16 mars 1916. Très éprouvé par trente ans de séjour aux colonies et la mission écrasante qu'il venait d'accomplir, miné également par une certaine amertume, il mourut le 27 mai 1916, à la suite d'une intervention chirurgicale, dans une clinique de Versailles.

Tandis que le canon tonnait à Verdun, le peuple parisien salua avec émotion la dépouille de ce grand chef de guerre qui, après la défaite de 1870, avait choisi de répondre à l'appel de la France d'outre-mer plutôt qu'à celui de la ligne bleue des Vosges.

Administrateur et homme d'action, anticonformiste, respectueux de l'esprit des règlements tout en sachant s'affranchir de leur application littérale, le général Gallieni fut, selon le mot de Joffre, "le type même du soldat complet". Auteur d'un grand nombre d'ouvrages sur son action coloniale, il sut néanmoins mettre à jour ses connaissances pour s'adapter aux nécessités du combat européen.

À l'occasion de ses funérailles nationales, Clémenceau écrira :

"Le général Gallieni est l'homme dont la prompte décision nous a donné la bataille de la Marne. Il est le véritable sauveur de Paris. Les funérailles nationales ne sont qu'un commencement de justice. Avec ses conséquences, le reste suivra. L'heure viendra des jugements et la mémoire de Gallieni peut attendre avec tranquillité l'avenir."

Conformément à ses dernières volontés, il fut inhumé à Saint-Raphaël, auprès de son épouse. Il fut élevé à la dignité de maréchal de France, à titre posthume, le 7 mai 1921

D'après texte origine "Encyclopédie Universalis"

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19 mai 2006

CERB

Les Revues du CERB (Centre d'Etudes et de Recherches sur le Bonapaartisme) de l’Hiver 2005/2006 et du Printemps 2006 sont sorties.

Au sommaire de la Revue qui vient de paraître, vous retrouverez «Napoléon, sacré Roi d’Italie», le «Cent Cinquantenaire de la naissance du Prince Impérial», le Marquis de Dion (1856-1946), député et sénateur bonapartiste de la Loire Inférieure, mais aussi grand constructeur automobile, les bonapartistes en 1939-1940, ainsi que les travaux universitaires, le coin du bibliophile, l’actualité bonapartiste... 44 pages d’informations, d’illustrations et de documents inédits, sur les Premier et Second Empire, sur les mouvements et personnalités bonapartistes, sur la Famille Impériale…

Si vous souhaitez rester abonné à notre bulletin ou rejoindre pour la 1ère fois notre Centre, il vous suffit de nous adresser votre cotisation 2006 à l’adresse suivante:

CERB - 1 bis, Rue Grandjacquot. 54300 FRAIMBOIS


Les cotisations restent inchangées depuis plusieurs années:
* 18,50 €.
* 15,50 € pour les étudiants, lycéens, demandeurs d’emploi…
* 40 € minimum pour les membres bienfaiteurs.

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11 avril 2006

La Violette

violetteAu milieu des jardins Français

Avec leurs couleurs disparates,

Toutes les fleurs ont je ne sais

Quelle allure d'aristocrates,

Toutes cherchant à flatter l'oeil,

Se jallousant dans leurs manières,

Ne mettent leur suprême orgueil

Qu'à se piquer aux boutonnières.

Oeillets blancs de l'Armorial

Epinglés aux fracs des soirées,

Muguets, lilas, roses qu'au bal

Des marquises ont arborées !

Vous, les étoiles des massifs,

Vous, les mondaines orchidées,

Vous, des politiques pensifs

Les emblèmes et les idées.

Fleurs d'habits ou fleurs de salons,

Malgré tout vous êtes pareilles

Puisque après Messieurs les frelons

Vous faites risettes aux abeilles !

Auprès de seigneurs comme vous,

Frêles lis, ai-je l'air coquette ?

Des petits bouquets de deux sous

Je ne suis que la violette.

Pourtant je suis à la fureur

La patriote Cocardière

Moi, favorite d'Empereur

Et j'ai le droit d'en être fière !

Au printemps, sur les grands chemins,

Lorsqu'un de nos régiments passe,

On me voit dans toutes les mains,

Je ne peux rester en place,

Sur les lèvres de tous ces gars

Qui marquent le pas en cadence,

Avec le régiment je pars

Au bruit de nos chansons de France.

Je suis la fleur du Souvenir

Dont jadis se paraient les Reines

Lorsque César devait venir

Dans leurs demeures souveraines,

Comme nos princes bien aimés,

François-Charles, Louis-Eugène,

Je suis née aux jours parfumés

Du mois de Mars qui me ramène.

Ils sont tombés à leurs vingt ans

Les héritiers du grand Empire,

Aussi, vers la fin du printemps,

En souriant, comme eux, j'expire.

Mais vienne le gai Prairial,

Séditieuse et prophétique,

J'étends mon voile impérial

Sur le sol de la République !

Et, préparant votre retour,

O Prince de notre espérance,

Je vous fais l'hommage d'amour

Des bonapartistes de France

La poésie politique reproduite ci-dessus provient de la "bible" de Jean de Servières qui est devenue quasiment introuvable ( "Aigles, Violettes et Abeilles, poèmes napoléoniens" ), éditée par la Société des Publications Littéraires Illustrées (1910). Le "barde" napoléonien rappelle les grands symboles bonapartistes et notament la Violette que l'on décline en poésie ou dans des estampes.

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27 mars 2006

Si évident mais si peu dit…

""Je rappelle finalement que la France a subit plusieurs fois des mutations. Quels sont les personnages historiques qui les ont réalisées ? Moi, je n’en vois pas beaucoup. Je vois Napoléon 1er qui en l’espace de dix ans a fait passer une société de l’âge de l’ancien régime, des privilèges, de l’agriculture à une société où c’est l’Etat qui dictait sa loi. J’en vois un deuxième qui est Napoléon III, qui en l’espace de dix ans, a permis la création des sociétés anonymes, banques de dépôt, libéralisme, traité de libre échange. Ainsi, même si Victor Hugo lui a taillé un costume qui fait qu’il ne s’en est jamais remis, Napoléon III a fait passer en l’espace de dix ans un pays d’une société rurale à une société moderne. Enfin, je vois de Gaulle en 1958."" Jacques Marseille

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16 mars 2006

Prince Impérial, il y a 150 ans.

Nous avons aujourd'hui, 16 mars 2006, une pensée toute particulière pour le Prince Impérial, né le 16 mars 1856... Ni le Souvenir Napoléonien ni les Amis de Napoléon III n'ont prévu de commémorer ce 150ème anniversaire.....

Eugène Louis Napoléon BONAPARTE,
Prince impérial

(Paris, 16 mars 1856 - Mont Itelezi, Afrique du Sud, 1er juin 1879)


Cinq années après le coup d’Etat du 2 décembre, le Second Empire est maintenant bien ancré dans les habitudes de vie des Français. Les notabilités au pouvoir à Paris et en Province assurent la promotion du régime, les hauts dignitaires de l'Église au même titre que les hauts fonctionnaires. C'est alors que Napoléon Eugène Louis Jean Joseph, fils unique de l'Empereur Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie, naît le 16 mars 1856 à Paris. L’événement, qui est accueillie dans l’allégresse générale par les Français, assure à l’Empereur une descendance et donc un successeur légitime à sa couronne. Le pape Pie IX accepte d'être le parrain de l’enfant. La reine de Suède, Joséphine, fille d'Eugène de Beauharnais, sera la marraine. Le 14 juin suivant, en l’église de Notre-Dame et en présence de tous les corps constitués, comme l’exige le protocole, a lieu la cérémonie, que célèbre le cardinal Patrizzi, légat du pape.

Le Prince impérial est confié aux bons soins d’une nourrice et d’une nurse anglaise, miss Jane Shaw. Celles-ci sont placées sous l’autorité de la gouvernante des Enfants de France, qui n’est autre que la veuve de l'amiral Bruat, décédé en Crimée, quelques mois auparavant. Un pédiatre, le Dr Barthez, est lui chargé de surveiller la santé de l'enfant. Au palais et dans les résidences impériales, ce dernier a pour compagnons de jeux les enfants des familiers des souverains ses parents, le fils d’un ancien ami de l'Empereur, le Dr Henri Conneau notamment. Loulou, c'est son surnom, s’il est trop gâté par l’Empereur, se voit imposer des règles d'éducation strictes par son épouse. Francis Monnier, jeune professeur au collège Rollin, devient son précepteur. Il va cependant appliquer à l’éducation de son jeune élève une méthode pédagogique contestée.

Très jeune, le Prince impérial est associé aux manifestations du règne, à la « Fête impériale ». L’enfant est aimé des Parisiens et sert ainsi les desseins du régime. Il accompagne l'Impératrice, devenue régente, à un Te Deum célébré à Notre-Dame de Paris, en 1860, en l’honneur des victoires de la campagne d’Italie. Plus tard, le 14 août, c’est assis sur la selle de Napoléon III, qu'il participe au défilé des troupes militaires, place Vendôme. A 10 ans, il effectue son premier voyage officiel, au mois de juillet 1866. L’enfant accompagne l'Impératrice Eugénie en Lorraine. A Bar-le-Duc, Nancy et Lunéville, est fêté le centenaire du rattachement de la province à la France. Immobilisé au château de Saint-Cloud à la suite d’une opération à la hanche, il ne participera pas dans les semaines qu suivent à l'Exposition universelle, qui se déroule non loin de là à Paris. Nommé président d'honneur, le Prince impérial remet tout de même, le 1er juillet, les récompenses aux lauréats.

L’année suivante, l'échec de la méthode Monnier devenant patent, il est confié à un gouverneur, le général Frossard, qu’assiste un jeune universitaire, Augustin Filon. L’enseignement de ce dernier s’avérera bénéfique au prince. La même année, le 7 mai, il fait sa première communion dans la chapelle des Tuileries. La cérémonie est dirigé par l'archevêque, Monseigneur Darboy. Fêté en public et adulé par son entourage, le fils de Napoléon III va faire l’expérience de l’opposition au régime du Second Empire au cours de l’été 1868. Victor Duruy, le ministre de l'Instruction publique, l’invite en effet à la remise des prix du Concours général, en Sorbonne. Parmi les lauréats cependant, on trouve le fils du général Eugène Cavaignac, devenu un adversaire de l’Empire après son échec aux élections présidentielles de 1848. A l'appel de son nom, ce dernier demeure à sa place, provoquant la gène des officiels présents, du Prince lui-même, tandis que dans l’amphithéâtre se font entendre quelques applaudissements. Le 16 mars 1869, en compagnie de l'Impératrice Eugénie, il est cependant fêté par la Corse, à l'occasion du centenaire de la naissance du fondateur de la dynastie impériale.

Alors que la France déclare la guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, le Prince impérial, qui à 14 ans est déjà officier, est aux cotés de l'Empereur qui prend le commandant des armées. Ayant quitté le château de Saint-Cloud, le 28 juillet, il assiste quelques jours plus tard aux premiers affrontements devant Sarrebruck. Après ce baptême du feu, qui la réjouit, il est auprès de son père jusqu’au 27 août. A Tourteron en effet, devant la défaite qui se profile à l’horizon, le prince impérial est contraint de s’éloigner de Napoléon III. Par Landrecies puis Maubeuge, le prince impérial est conduit en Belgique. Ayant quitté son uniforme, il s'embarque à Ostende pour l'Angleterre, aborde à Douvres le 6 septembre au matin. A Hastings, l'Impératrice, qui elle aussi a fuit le territoire français après la proclamation de la République, le rejoint. Quelques semaines plus tard ils s'installent à Chislehurst, dans le Kent. Enfin, après six mois d'internement à Cassel, le 20 mars 1871, l'Empereur Napoléon III est auprès de sa famille, qui loge au manoir de Camden Place.

En 1872, le prince est inscrit au King's College de Londres, où il prépare le concours d'entrée à l'académie militaire de Wollwich. Le 9 janvier 1873, Louis-Napoléon Bonaparte décède, dans sa résidence de Camden Place, à Chislehurst, dans le Kent. Les funérailles, qui ont lieu le 15janvier suivant, rassemblent une foule imposante - dont 4.000 Français ayant traversé la Manche pour rendre un dernier hommage à l'ex-Empereur. Le prince Napoléon, neveu du défunt et désormais premier prince de la famille impériale, manifeste alors son désir de se voir confier la tutelle de l’adolescent jusqu'à sa majorité. Sa mère Eugénie s’y oppose cependant. L'année suivante, alors que le prince impérial a dix-huit 18 ans depuis le 16 mars 1874, le parti de l'Appel au Peuple, qui rassemble les sympathisant bonapartistes, qui ne cesse de croître, organise à Camden Place une grande fête en son honneur. Au mois de mai suivant, le tsar Alexandre II, qui visite l’école de Woolwich, le salue en public. Entré au 27ème rang à Wollwich, le prince impérial quitte la prestigieuse institution. Septième sur un total de trente-quatre promus, il est nommé grade de lieutenant, le 19 février 1875.

En France, la jeune Troisième République doit faire face à ses opposants. Le parti bonapartiste est cependant divisé. Ainsi, aux élections législatives de 1876, le prince Napoléon décide de se présenter en Corse contre Eugène Rouher, le candidat du prétendant. Suite aux élections générales d'octobre, si une majorité républicaine entre à l'Assemblée nationale, une centaine de députés de l'Appel au Peuple peut néanmoins servir d'appoint à une coalition d'opposition avec les royalistes. Si son parti joue un rôle important à l’Assemblée, le Prince lui éprouve le besoin de se faire connaître du plus grand nombre de Français. En Angleterre, le jeune homme fréquente la haute société. La reine Victoria l'accueille à la Cour. Mais il ne s’accommode guère de cette existence oisive.

Au mois de mars 1878, alors que l'Autriche s'est engagé dans un nouveau conflit dans les Balkans, en Bosnie-Herzégovine, le prince impérial offre ses services à l'Empereur François-Joseph, qui décline cependant la proposition. Sur l'invitation du roi de Suède, Oscar II, il part peu après à destination des pays scandinaves. En compagnie du comte Joachim Murat, le président du parti de l'Appel au Peuple à l'Assemblée, Louis est d'abord au Danemark. Reçu à Copenhague par le roi Christian IX, avec les honneurs souverains, il voyage ensuite dans la Norvège voisine, dans la région du Thelemark en compagnie du prince héritier Gustave.

En Angleterre cependant, l’année suivante, l’opinion est bouleversée par la nouvelle du désastre d'Isandhlwana, survenu en Afrique du Sud, au bord de la rivière Tugela, le 2 janvier 1879. Là, les tribus Zoulous ont attaqué et tué plus huit cents soldats de l’armée britannique. Dès le 17 février, le Prince impérial, comme de nombreux autres jeunes anglais, fait part au duc de Cambridge de sa volonté de se joindre au contingent qui doit s’embarquer pour l’Afrique australe. Suite au refus ministre de la Guerre, il demande à sa mère d'intervenir auprès de la reine Victoria, qui cède avec réticence. Le 24 février suivant, à Durban, le jeune homme est auprès de la division commandée par le général Chelmsford. Cependant, c’est en la qualité que le Prince impérial est autorisé à s’embarquer à Southampton. A bord du Danube, il parvient au Le Cap, après une courte escale à Madère, le 26 mars 1879.

A Pietermaritzburg, le général Chelmsford décide d’affecter le Prince impérial à son état-major. Suivant les royales consignes, il s’agit pour l’officier de mieux protéger le prétendant bonapartiste. A présent au coeur du pays zoulou, celui-ci part le 1er juin 1879 avec quelques hommes en mission de reconnaissance au pied du mont Itelezi. Ayant fait une halte, le détachement est attaqué. Alors que les soldats anglais parviennent à s'enfuir, le Prince impérial chute de cheval et meurt peu après, percé de dix-sept coups de sagaie. Son corps est retrouvé le lendemain. Embaumé, il est de retour en Angleterre le 11 juillet, puis transporté depuis Woolwich à Camden Place sur un affût de canon. Le lendemain, les obsèques militaires du Prince impérial sont célébrées en présence de la reine Victoria. Enfin, quelques années plus tard, en 1888, l'Impératrice Eugénie fera transférer à Farnborough, dans le Hampshire, les tombeaux de son mari et de son fils.

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08 mars 2006

Centre d'Etudes et de Recherches sur le Bonapartisme

Centre d’Etudes et de Recherches sur le Bonapartisme
(C.E.R.B.)
1, bis rue Grandjacquot
54300 FRAIMBOIS

courriel : thierry.choffat@univ-nancy2.fr

Président : Thierry CHOFFAT (Université Nancy 2)
Secrétaire Général : Francis CHOISEL (Institut Catholique de Paris)

Le Centre d’Etudes et de Recherches sur le Bonapartisme (C.E.R.B.), association loi 1901, a été déclaré à la sous-préfecture de Montbéliard (Doubs) le 19 février 1997.

Sa vocation consiste à développer la recherche sur l’histoire du courant bonapartiste depuis 1799 jusqu’à l’époque contemporaine et de montrer l’importance de ce courant politique au sein de la Constitution de la Cinquième République. L’association se donne le but de sensibiliser les Français autour du projet de retour des cendres de l’Empereur Napoléon III, de l’Impératrice Eugénie et du Prince Impérial sur le territoire Français. 

Le Centre d’Etudes et de Recherches sur le Bonapartisme rassemble des universitaires, historiens, politologues, sociologues, des passionnés, napoléoniens, étudiants, écrivains, militants bonapartistes, curieux… 

Le C.E.R.B. publie un bulletin trimestriel où s’expriment les spécialistes de l’histoire napoléonienne. Les personnalités suivantes s’y sont déjà exprimées : Le Prince Charles NAPOLEONRenée CASIN, lauréate de l’Académie Française et des Arts et Lettres de France, Thierry CHOFFAT, docteur en science politique, maître de conférences à l’Université de Nancy, Christophe GUAY, ancien délégué général du Rassemblement Bonapartiste, Francis CHOISEL, docteur en histoire, enseignant à l’Institut Catholique de Paris, Pierre PASQUINI, ministre de Jacques Chirac, Max GALLO, ministre de François Mitterrand, Joseph COMITI, ministre du général de Gaulle, Jean FOYER, ministre du général de Gaulle, Jean MARTIN, professeur à l’Université de Lille III, directeur de recherches à la Sorbonne, Claude VIGOUREUX, docteur en histoire en Sorbonne, les écrivains Alain FREREJEAN, Pierre BRAUDChristophe BOURACHOT (Librairie des Deux Empires), Madame Dorothy CARRINGTON, Laurent GOERGLER, Raymond WOELFFLE...

Ce bulletin, placé sous la direction de Thierry Choffat, est adressé gratuitement à tous les adhérents du Centre d’Etudes et de Recherches sur le Bonapartisme à jour de cotisation. La revue du C.E.R.B. traite d’études historiques, militaires, économiques, sociales… : documents, articles, analyses scientifiques, archives, biographies, histoire des mouvements politiques, légende impériale, études électorales et sociologiques, références bibliographiques, Famille Impériale, revue de presse, gravures, notes de lecture, actualité napoléonienne et bonapartiste, thèses… 

Par ailleurs, le C.E.R.B. soutient la publication de l’Abeille Comtoise, bulletin trimestriel de la Fédération Bonapartiste de Franche-Comté et assure la diffusion de diverses brochures dont :

« Charles Lalance (1827-1901). Maire de Montbéliard. Protestant et bonapartiste » par Thierry CHOFFAT. 113 pages (9,15 Euros).

« Léonel de Moustier (1817-1869). Ministre des Affaires Etrangères de Napoléon III » par Thierry CHOFFAT. 26 pages. (3,05 Euros).

« Les origines bonapartistes de la Participation » par Thierry CHOFFAT. 12 pages. (1,52 Euros).

« Le Parti de l’Appel au Peuple (1923-1940) » par Thierry CHOFFAT. 52 pages. (7,62 Euros).

« Une famille de parlementaires du Gers, les Cassagnac » par Thierry CHOFFAT. 31 pages. (3,81 Euros). 

Le C.E.R.B. édite également des livres :

« La propagande bonapartiste sous le Second Empire (1866-1870) » par Christophe GUAY. 64 pages. (9,15 Euros).

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