19 mai 2006
Jean Pax Méfret en concert !
L'évènement est pour la semaine prochaine.
Images, lumières, son... tout est prêt pour que le concert exceptionnel de Jean-Pax Méfret qui aura lieu samedi 27 mai à 15 heures, à Viviers près de Montélimar*, soit, encore une fois, un grand moment sur les pages oubliées de l'Histoire de France. Un divertissement instructif.
Il sera, bien sûr, beaucoup question de l'Algérie d'avant 62 au cours de ce récital, notamment un hommage à la vierge de Santa-Cruz et à Notre Dame d'Afrique, mais Jean-Pax chantera également ses chansons sur le mur de Berlin, le goulag, les paras français au Liban, la Légion à Camerone...
Vous êtes déjà nombreux à vouloir y assister, mais nous vous rappelons qu'il est impératif de RESERVER vos places.
Par téléphone : 05 56 05 10 25
Par e-mail: emile.espasa@wanadoo.fr
Par courrier : Emile Espasa, 15 avenue Léonard de Vinci, 33160. St Médard en Jalles Prix unique : 23 euros
*facilement accessible par l'autoroute
17 mai 2006
Une belle définition.
" La nation seule permet à la devise républicaine Liberté, Egalité, Fraternité, d'être cohérente. La Liberté seule détruirait l'Egalité et ferait des maîtres et des esclaves de ceux qui ont de la chance et de ceux qui n'en ont pas. Mais s'il n'y avait que l'Egalité, elle dégénérerait en égalitarisme, étoufferait la Liberté, la créativité, et appauvrirait chacun. Seule la Fraternité impose la réunion de ces deux valeurs qui, livrées à elles-mêmes, entreraient spontanément en conflit l'une avec l'autre." Jean Louis DEBRE
04 mai 2006
ringards folklos ?
Il y a quelques jours, un collègue de travail m'a dit: "il paraît que tu es Bonapartiste !", avec un petit sourire narquois que l'on retrouve souvent quand on affiche notre filiation politique. Je lui répondis, avec le même sourire: "Oui, comme toi, tu es Franc-maçon !" Il resta un moment interloqué puis convint qu'effectivement on peut parfaitement se référer à des valeurs qui existent depuis longtemps sans pour autant être ringard. Il ne viendrait à l'idée de personne de traiter d'illuminés folkloriques les millions de gens sur terre qui se réclament du Christianisme, de l'Islam, du Judaïsme ou d'autres religions ainsi que de l'Athéisme, et force est de constater que les valeurs morales et spirituelles dont ils s'inspirent datent de plusieurs siècles. D'ailleurs, tous les Bonapartistes se disent aussi porteurs d'une de ces valeurs spirituelles. Que l'on arrête donc de nous prendre pour des ringards folklos !!! Il nous faut défendre sans honte et avec énergie nos valeurs. Pourquoi sont-elles Bonapartistes ? Tout simplement parce que nous estimons que Bonaparte est le père de la France politique moderne et que son héritage doit être géré en suivant la réalité des temps, mais ne doit pas être dilapidé! Jean Paul LAVERGNE
27 avril 2006
Le Choc, le retour !
Jeudi 27 avril, « Le Choc du Mois » est à nouveau disponible dans les kiosques !
http://www.lechocdumois.fr/ouverturechoc.htm
29 mars 2006
mais maman...
Pendant que Bruno Julliard (président de l’Unef - syndicat étudiant de gauche) fait mumuse en mettant des lycéens et des étudiants dans la rue, un maire de Haute-Loire s’oppose aux lycéens anti-CPE de sa commune qui avaient bloqué un rond-point.
Informée de la situation, madame Arlette Arnaud-Landau, maire du Puy en Velay, pris sa voiture pour se rendre sur les lieux. Sur place, madame le maire mis une fessée verbale à ces lycéens bloqueurs de circulation, leur disant qu’ils empêchaient les gens d’aller travailler et les services municipaux de prendre soin de cette bonne ville de Haute-Loire.
Or, Madame Arlette Arnaud-Landau en plus d’être maire socialiste est aussi mère de famille. Et oui, il s’agit de la maman de Bruno Julliard.
L’histoire ne dit pas si Bruno a été privé par môman de dessert après le traditionnel gigot flageolets dominicale...
Justice soit rendue au Canard Enchaîné qui a révélé cette information dans ces colonnes, le 22 mars 2006.
N'hésitez pas à faire passer l'info...
Nous autres, du collectif des étudiants baillonnés avons trouvé très étrange que cette information n'ait pas été davantage diffusée.
08 mars 2006
Le bonapartisme d'extrème-droite ??? Vous avez tout faux !
Comme bon nombre de mouvements patriotes, le bonapartisme est souvent assimilé au Front National, tout du moins aux idées d'une droite radicale teintée de xénophobie. Bien entendu rien n'est plus faux… Nous vous proposons ci-dessous une analyse réactualisée de Thierry Choffat, président du Centre d'Etudes et de Recherches sur le Bonapartisme, tirée d'un de ses articles pour le journal "Deux décembre" ( N°13 / mars 1994 ) ""En 1982, puis plus prêt de nous, René Rémond distinguait trois droites : orléaniste, légitimiste et bonapartiste. Cependant, on peut s'interroger sur la position du bonapartisme. Est-il de droite, de gauche, du centre ou "d'ailleurs" ? A droite sans doute si l'on ne retient que les notions d'ordre, d'autorité, de monarchie, de croyance en un homme ( ou une dynastie ) providentiel... A gauche si l'on s'applique à analyser son programme économique et social, si l'on songe que ses références sont essentiellement tournées en direction de la Révolution de 1789, voire si l'on comprend que le bonapartisme ( hormis sans doute le cas de l'Appel au peuple après Sedan ) est plus révolutionnaire que réellement conservateur ! Au centre enfin si l'on pense que le bonapartisme rêve de réconciliation nationale, qu'il ne se sent ni de gauche ni de droite, qu'il récuse ces termes et ces politiques au profit d'un vaste Rassemblement des Français autour d'un idéal commun, d'une vision "trans-partisane" de la société. Les deux expérience gouvernementale du bonapartisme sont concordantes : Napoléon 1er et son neveu Napoléon III ont cherché ( et souvent réussi ) à rallier à eux d'irréductibles adversaires. Dès novembre 1799, le premier consul souhaite associer, à son œuvre de renouveau, les jacobins, les royalistes, les républicains sincères, les régicides et ceux qui espéraient le retour de l'ordre, de la religion. De même Napoléon III saura s'entourer d'orléanistes, de républicains avancés, d'hésitants... Unissant les modérés de tous horizons idéologiques, les 2 empires ont rejeté dans l'opposition les solutions extrémistes. Toutefois, le bonapartisme a aujourd'hui la réputation d'être de droite voire d'extrême droite. Les observateurs extérieurs semblent négliger l'aspect social et populaire du courant plébiscitaire. Mais cet état n'est-il pas la conséquence des quelques dirigeants ( ou militants ) bonapartistes qui ont dérivé vers des positions extrémistes ? Les raisons sont multiples Avec l'installation d'une quatrième dynastie, une partie des napoléoniens a abandonné l'un des éléments du bonapartisme - l'appel au peuple, les Français choisissant par référendum le chef de l'Etat - pour ne retenir que l'aspect monarchique du régime. les plus autoritaires se sont surtout penchés sur la défense de l'ordre et de la morale au détriment des autres points de la doctrine impériale. les plus "socialistes", ceux qui croyaient surtout aux réformes sociales dues à Napoléon III, ceux qui luttaient pour l'extinction du paupérisme, ont parfois dérivé vers le fascisme après 1930 en oubliant un peu vite que le bonapartisme refusait tout extrémisme. Trois parcours différents. Trois motivations que l'on retrouvera après 1870 ( et essentiellement après la mort du Prince Impérial ) quand les partis royalistes vont voir venir à eux quelques partisans de Napoléon III ; dans les années 30 quand des responsables et militants des comités plébiscitaires vont participer à l'expérience fasciste et enfin depuis 1984 avec l'émergence du Front National. Autrefois, les mouvements gaullistes apparaissaient largement plus "bonapartistes" qu'aujourd'hui : le RPF de 1947 n'avait pas d'orientation de droite, était plus populaire, plus social, plus rassembleur, moins "politique" que le RPR de 1981 ( et bien sur que l'UMP de nos jours ). Or après 1984 ( et encore aujourd'hui malgré la naissance du MPF )qui récupère cette image sinon le Front National ? Hormis une vision "raciste" de l'humanité, un antisémitisme latent, un extrémisme irrémédiable ; hormis un personnel "douteux" ( anciens collaborateurs, anciens des mouvements néo-fascistes ), le FN pourrait être classé parmi les héritiers du bonapartisme. Notons immédiatement que ces quelques points de divergences sont trop important pour être comblés. Nulle trace de xénophobie ou d'antisémitisme dans le bonapartisme, au contraire, nous pourrions y déceler plusieurs indices opposés. Pour toutes ces raisons, le Front National ne peut prétendre à une quelconque filiation avec le bonapartisme. Plusieurs raisons peuvent être avancées Méconnaissance de la doctrine impériale. Les soi-disant bonapartistes ne retenant du bonapartisme que quelques points particuliers ( aspect autoritaire du régime, foi en un système monarchique, ... ) au détriment d'un vaste ensemble formant "l'idéologie napoléonienne". Ainsi, des organisations ont pu fort hypocritement se poser en héritier des deux empereurs ( en utilisant parfois des arguments bonapartistes, sur l'appel au peuple par exemple, un vocabulaire ou des symboles non dépourvus de références napoléoniennes ). Détournement du passé ? Sans doute si l'on considère que ces instruments sont mis au service d'un programme qui s'éloigne très nettement des pensées bonapartistes. Absence de mouvement bonapartiste actif, puissant et reconnu. Cela explique que certains aient trouvé au RPF, dans l'UNR puis le RPR ( et maintenant l'UMP pour certains )les structures d'accueil qu'ils recherchaient. Après 1984 ( et encore de nos jours avec aussi le MNR ), le Front National s'impose sur la scène politique française, puisant ses premiers cadres dans les rangs gaullistes. Parmi eux, une frange de bonapartistes de cœur qui ne reconnaissent plus dans le parti chiraquien les thèmes favoris du pur gaullisme ( participation des salariés, progrès social, rassemblement des citoyens au-delà de l'axe gauche/droite... ). Dès lors, le FN leur semblait plus adéquat. La naissance du MPF semble avoir quelque peu fait changer certains bonapartistes mais le détournement est toujours là... Les solutions à ce phénomène ??? Comme souvent, il faut démystifier le programme lepéniste. Au lieu de s'attaquer aux hommes du FN, il serait sans doute préférable d'indiquer aux bonapartistes les failles du programme frontiste, de faire remarquer que comme le PCF ou l'extrème-gauche, l'accumulation de propositions ne conduirait qu'à une faillite de la France. De telles actions ne sont pas aisées à mener. Avant tout, il serait souhaitable qu'un "puissant" mouvement bonapartiste s'impose afin d'éviter toute dérive de napoléoniens ou bonapartistes tentés par les mouvements de la droite radicale. Ne se sentiraient-ils pas mieux au sein d'un véritable mouvement défendant les valeurs dont ils se réclament ?""
Si le bonapartisme n'est ni de droite, ni de gauche, ni même du centre, il est manifeste que certains de ses partisans peuvent être assimilés à l'extrême droite.
A l'heure ou certains proches du bonapartisme se laissent tenter par cette renaissance nationaliste, par cette récupération, il est nécessaire d'en apporter un début d'explication. Pourquoi des sympathisants bonapartistes ont-ils dérivés vers une pensée politique qui n'est pas la leur ?
Pour les bonapartistes restaient fidèles aux idées napoléoniennes, il est de leur devoir d'informer les napoléoniens et les bonapartistes "perdus" sur les différences existant entre le discours nationaliste, parfois raciste, faussement populiste tenu par l'extrème-droite et les idées prônées par les deux Empereurs qui firent rayonner le nom de notre pays par delà nos frontières.
06 mars 2006
Aux morts !
Groupe Action Patriote présente ses plus sincères condoléances à la famille et proches de notre militaire tombés ce week-end, au combat, en Afghanistan. Juste deux phrases au 20H, c'est une honte...
Nous tenons aussi à faire part à tous les militaires français présents dans ce pays de tout notre soutient.
05 mars 2006
Communiqué de presse - Nicolas DUPONT-AIGNAN
EDF : la dérive de la privatisation contre l’intérêt national
La déclaration de François FILLON selon laquelle " il ne faut pas exclure la privatisation d’EDF " traduit une dérive particulièrement inquiétante de l’UMP. 18 mois après l’engagement solennel de Nicolas SARKOZY, alors ministre de l’Economie et des Finances, de ne pas privatiser EDF, son conseiller politique lance un ballon d’essai sans ambiguïté. Or une telle privatisation serait contraire à l’intérêt national : dans aucun pays développé, le secteur stratégique de l’énergie, qui nécessite des investissements de très long terme et des garanties de sécurité comme d’approvisionnement, n’a été complètement abandonné à des intérêts privés. Ce débat sur les services publics sera au cœur de l’élection présidentielle. Pour notre part, nous n'avons pas changé d’avis : seule la mise sur pied d’un groupe public, " Energie de France ", mettant en synergie les activités d’EDF et de GDF, permettrait au moindre coût de relever le défi crucial énergétique du XXIème siècle. Groupe Action Patriote ne peut que soutenir cette prise de position qui va tout à fait dans le sens de ses idées. Nous croyons à l'influence bénéfique de l'initiative privée quand elle s'exprime à travers un véritable capitalisme des entrepreneurs et qu'elle se combine avec l'action volontariste de l'Etat qui entend mettre l'économie au service du peuple. Il est donc aussi évident pour nous de maintenir dans le secteur public les sociétés assurant des services indispensables au fonctionnement du pays (transports, énergie, communications, armements, eau, etc…). Les patriotes se doivent de défendre les services publics français, dans les villes et dans les zones rurales.
15 février 2006
Le bonapartisme, renouveau du combat patriotique ?
Réaliste, combatif, persuasif ! Pour la France, bougeons ! Pour remettre de l'ordre en France et offrir une alternative au modèle actuel, il faut être en mesure de mobiliser une force politique à la fois cohérente et déterminée. Or, aujourd'hui, les Français qui aspirent au renouveau sont suffisamment nombreux pour constituer un tel pôle. A partir de là, et à condition qu'ils cessent de se diviser et de se culpabiliser, ils pourront à nouveau peser sur le destin de leur pays. Le projet des bonapartistes est donc d'œuvrer à la mise en place d'un rassemblement qui puisse permettre à d'accéder "demain" au gouvernement de la France. Si les tenants de la politique actuelle, et que tous connaissent depuis plus de 30 ans, ont réussi à imposer leurs vues, c'est parce qu'ils n'ont pas trouvé en face d'eux une force suffisante. Or, face à l'autisme et à l'aveuglement de la classe politique actuelle, nous sommes convaincus que ce puissant courant qui a manqué hier à notre pays peut désormais commencer à se constituer. Certes, nous le savons, beaucoup jugeront ce propos par trop optimiste et l'accueilleront avec ironie ou scepticisme. La disparition prolongée d'un mouvement bonapartiste, la multitude de petits mouvements souverainistes et la montée du Front national mais aussi l'éparpillement des forces patriotes et républicaines au sein des formations existantes ( UMP par exemple ) semble en être la cause. Pour autant, Il faut se persuader que ce qui était impossible est devenu possible. La scène politique nationale, hier encore complètement bloquée dans un clivage droite/gauche, est aujourd'hui et ce depuis le 29 mai dernier déverrouillée et les perspectives qui s'ouvrent paraissent désormais bien plus prometteuses. Il s'agit donc d'entreprendre ce vaste travail de rassemblement afin de pouvoir demain remettre de l'ordre en France. Le but est bien de jeter les bases de cette grande force politique dont le pays a besoin. Pour y parvenir, il faut s'appuyer sur un mouvement bonapartiste fort. Ce mouvement bonapartiste doit être un mouvement nouveau et original qui doit être le continuateur du mouvement de l'Appel au Peuple et du Rassemblement Bonapartiste. Il doit défendre bien sûr l'essentiel des valeurs napoléoniennes. Ce mouvement bonapartiste doit s'affirmer comme un mouvement respectueux de nos institutions et de nos principes républicains. En ce sens, il doit militer pour l'égalité des citoyens, la souveraineté du peuple, l'unité de la nation et le respect des droits des personnes. Il doit être attaché aux libertés ainsi qu'à la fraternité, la sûreté et à toutes les valeurs humanistes qui fondent notre civilisation. Il ne peut que condamner toute forme de racisme et d'antisémitisme. Il doit se faire le défenseur de la démocratie ainsi que le promoteur de toutes les vertus nécessaires à son épanouissement. Il ne faut pas que ce mouvement soit considéré comme un mouvement protestataire. Certes, s'il entend dénoncer tout ce qui ne va pas dans le pays et s'opposer au désordre qui le détruit, son propos doit être de rendre l'espoir aux Français et de leur proposer un projet constructif. Son objectif doit d'être d'exercer demain des responsabilités pour engager les grandes réformes qu'exige le renouveau de la France. Mouvement responsable, il doit donc être ancré dans les réalités d'aujourd'hui et tourné vers les Français. Les cadres, les militants doivent régulièrement être en contact avec nos compatriotes, sur les marchés, dans les commerces, à la sortie des usines ou dans les cages d'escalier des immeubles. Chaque fois que se produisent des événements qui mettent en cause leur vie quotidienne et laissent indifférents les politiciens du système, les bonapartistes doivent être en mesure de réagir aux côtés des Français. Agressions violentes, fermetures d'usines, attaque contre l'unité de la Nation, atteintes au cadre de vie, etc… autant d'occasions parfois tragiques de venir apporter leur appui, de faire entendre leur voix. Si le mouvement bonapartiste se veut l'avocat de tous les bonapartistes et de tous les Français, il ne doit pas chercher à faire revivre un passé révolu. Bien sur, il peut arriver aux bonapartistes de se bercer de la nostalgie des époques impériales, des victoires de la Grande Armée comme des combats perdus, des charges héroïques du 1er Empire comme des progrès sociaux du Second. Mais c'est aux défis de demain qu'ils veulent et doivent répondre en prenant en compte les réalités et les mentalités du monde d'aujourd'hui. France Bonapartiste doit puiser sa vigueur parmi les Français tels qu'ils sont en ce début de siècle et doit apporter des solutions concrètes à leurs problèmes actuels. France Bonapartiste doit être un mouvement moderne qui entende réussir dans le temps présent. La démarche doit être aux antipodes de toute attitude sectaire. Il ne faut pas chercher à s'isoler de la société, à se couper de certaines autres forces politiques, à s'enfermer dans un bunker d'où tous ceux qui ne sont pas bonapartistes seraient rejetés. Le bonapartisme est par nature un instrument de rassemblement qui entend pratiquer l'ouverture et la main tendue. Beaucoup de Français de bonne volonté partageant ses convictions, œuvrent aujourd'hui dans d'autres organisations et il n'est pas question pour les bonapartistes de les traiter en adversaires ni même en concurrents. Il faut au contraire leur tendre la main, comme les bonapartistes doivent d'ailleurs tendre la main à d'autres mouvements dans un esprit de camaraderie pour créer des synergies et coopérer avec eux chaque fois que cela est utile à leurs idées communes ( telle doit d'ailleurs être, sous conditions, la démarche lors des prochaines élections municipales par exemple. ). Mais cette attitude de la main tendue ne doit pas porter les bonapartistes à des alliances contre nature en direction de mouvements anti-patriotes et/ou anti-démocratiques. Les bonapartistes n'ont rien à faire ni avec l'UMPS, ni avec les extrêmes gauche ou droite et encore moins avec les royalistes. Le bonapartisme peut correspondre d'abord au besoin de renouvellement de la scène politique française mais, surtout, il répond pleinement aux aspirations d'une large fraction de du peuple qui souhaite que l'on remette de l'ordre en France. Le bonapartisme se situe en effet au centre de gravité de ce vaste électorat qui a pu voter ou qui vote Pasqua, Chevènement, Villiers, Dupont-Aignan ou même Le Pen. Un mouvement bonapartiste ouvre donc de très vastes perspectives politiques, car l'électorat qu'il peut rassembler est considérable. L'on peut penser que l'opinion publique se partage dorénavant en quatre grandes familles. Deux d'entre elles correspondent aux partis traditionnels de gauche comme de droite. Deux autres sont relativement nouvelles et ne peuvent être associées à de grands partis politiques institutionnels : celle des "mutants", qui rassemble tous les adeptes du mondialisme et de la morale libertaire, et celle des "gardiens", c'est-à-dire les Français attachés à leur identité, à leurs libertés, à la sécurité ainsi qu'aux valeurs traditionnelles. En d'autres termes, les "gardiens" peuvent, pour un grand nombre d'entre eux, se retrouver autour des idées et des valeurs du bonapartisme. Ainsi la force politique que veut constituer le courant bonapartiste, avec d'autres mouvements s'ils le souhaitent, peut-elle compter sur un électorat potentiel s'il s'en donne la peine. Autant dire que le vaste projet de renouveau, que les bonapartistes doivent proposer à leurs compatriotes, est parfaitement réalisable. Dès lors que tous les patriotes réussiront à se rassembler derrière un mouvement bonapartiste ou dans une Union pour la France, ils pèseront suffisamment pour gouverner le pays et y remettre de l'ordre. Mais il faut voir combien la situation se révèle à la fois dramatique et prometteuse. Le courant bonapartiste au sein de la famille "souverainiste" et patriote a toujours été marginalisé mais surtout culpabilisé par les républicains ( gaullistes ou autres ), il doit parvenir à s'imposer comme un interlocuteur incontournable. Aujourd'hui, cependant, les blocages qui empêchent cette reconnaissance sont en train de sauter. Mais, il faut être parfaitement conscient, que des difficultés importantes existent, qu'il faut les aplanir. Le courant de pensée bonapartiste ne doit pas se balkaniser, se diviser, le temps est au rassemblement et non à la guerre de chapèles… un grand travail de reconstruction doit d'abord être mené à bien. Mais tout cela peut aller assez vite, car il s'agit de clore rapidement le débat entre bonapartistes "monarchiques" et bonapartistes "républicains", la restauration du trône impérial n'a plus de raison d'être aujourd'hui, le Prince Impérial ne parle t-il pas de respect des institutions ? Un mouvement bonapartiste doit il devenir une pale copie, de l'Action Française par exemple, vivant dans le songe d'un retour à l'Empire ? Partir dans cette voie serait un handicap de plus à surmonter car les inquisiteurs du politiquement correct y trouveraient de quoi alimenter leurs procès d'intention et les affirmations gratuites à l'égard du bonapartisme. Ils ne se priveraient pas, en plus de traiter de fascistes ou de doux dingues nostalgiques les bonapartistes, de vouloir faire voir en eux un mouvement réactionnaire et ennemi de la Nation. Aux bonapartistes de faire en sorte que ne soient pas trompés tous les Français et notamment tous ceux qui, partageant leurs idées d'autorité, d'indépendance et de progrès, constituent leur électorat potentiel. Il est temps d'être clair, il est temps d'être réaliste. Il est évident que le bonapartisme ne peut s'exprimer dans n'importe quel cadre constitutionnel ; la Vème République, amendée, se prête à une pratique bonapartiste du pouvoir. David Saforcada ce texte est tiré du dernier Brumaire, bulletin de liaison de France Bonapartiste. Peut on voir dans la résurgeance bonapartiste le renouveau du combat patriotique ? L'on ne peut que le souhaiter.
