Groupe Action Patriote du 10 décembre / Liberté, Egalité, Fraternité, Ordre et Progrès !

"Rendre la République chère aux citoyens, respectable aux étrangers, formidable aux ennemis" Napoléon Bonaparte, Premier Consul, 4 nivose an VIII

16 mai 2007

Sans vergogne, de père en fils...

Chronique hebdomadaire de Philippe Randa, écrivain
(www.philipperanda.com) et éditeur (www.dualpha.com)

Jacques Chirac quitte aujourd’hui l’Élysée et les commentaires sur le bilan de ses douze années passés à la tête de l’État sont à l’unisson : au mieux, son bilan ne vaut pas tripette, au pire il est calamiteux, sinon nul, voire grotesque. Que va en retenir l’Histoire ?

Une dissolution ubuesque en 1997, cas d’école schizophrénique, une réélection de Président de République bananière en 2002… et, cerise sur le gâteau de l’humiliation, l’obligation de remettre les clés du Pouvoir à celui qui l’avait trahi voilà douze ans. Sans succès, mais trahi tout de même.

Tout le monde s’imagine que la pilule sarkozienne lui est amère ; personne ne semble envisager qu’au contraire, c’est probablement sa plus grande joie. Et s’il n’avait jamais renié au fond de lui, bien au contraire, celui qu’il considère à juste titre comme son fils ? Ils se ressemblent tant qu’ils ne peuvent, forcément, que tant s’admirer.

Retour en arrière. De quelques mois. Que n’a-t-on prédit que Jacques Chirac allait assouvir une légitime vengeance en empêchant Nicolas Sarkozy d’accéder à l’Élysée ! Que n’a-t-on attendu, mois après mois, les « scuds élyséens » contre celui qui avait conquis l’UMP ? Chaque semaine, les attaques étaient annoncées tellement imminentes qu’on les prévoyait d’autant plus mortelles. Chaque jour, le moindre ragot contre Sarko-le-petit-salaud était censé s’être envolé du sommet de l’État… et sur chaque heure de la campagne électorale planait abusivement la menace chiraquienne d’atomisation du nabot de Neuilly. Le coup bas, le coup de Jarnac définitif, allait clouer au pilori de la défaite assurée l’ancien félon balladurien, c’était certain, évident, assuré… On allait voir ce qu’on allait voir ! Et on en a vu autant que les Allemands du IIIe Reich dont les terribles armes secrètes auraient dû renverser le cours de la dernière guerre.

Sœur Ségolène l’a-t-elle espérée, elle aussi ? Peut-être, mais elle ne vit rien venir. De scud chiraquien point. Si les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent, les espérances chiraquiennes ne bluffent, elles, que ceux qui les ont jamais attendues, on devrait pourtant le savoir.

Un à un, les barons de la Chiraquie vinrent faire soumission à leur nouveau maître. Entre saltimbanques et Jet Seteurs, Michèle Alliot-Marie ! Entre repris de justice et garde-frontière israélien : Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé, Jean-Louis Borloo ! Et, the last but not the least, entre traîtres socialistes et couille-molles centristes, jusqu’à Dominique de Villepin lui-même ! Tous l’ont assurés de leur indéfectible soutien.Point d’orgue de cette comédie chiraquienne, il reçut l’adoubement
familial de dame Bernadette, moins coquette, mais plus crédible que sa volage épouse.

On raconta alors que Jacques Chirac avait négocié avec le favori des sondages une retraite à l’abri des foudres de la Justice. On affirma aussi que le Président vieillissant se fichait de sa succession, après lui le déluge… On expliqua encore que le Grand Jacques n’avait plus toute sa tête après son accident vasculaire cérébral, qu’il n’était plus apte à guerroyer contre quiconque et que ses complices sauvaient leur avenir électoral en ralliant in extremis l’annoncé vainqueur.

Force est de constater en ce jour de passation de Pouvoirs, que tout cela ne fut que poudre aux yeux ou fantasmes.
Alors, qu’est-ce que l’Histoire retiendra de Jacques Chirac ? Qu’il a eut un fils.« Tu quoque, fili, tu trahis comme moi sans vergogne… »Un fils à son image, peut-être plus doué que lui encore, on va bientôt le savoir…

Posté par action patriote à 12:44 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]



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