29 juillet 2006
Militantisme
Nos compagnons de combat de France Bonapartiste et du Mouvement des Jeunes Bonapartistes nous ont fait parvenir certains de leurs documents, tracts et affichettes, ainsi que le Brumaire de décembre 2005. Vous les trouverez-ci-dessous, n'hésitez pas à les reproduire et à les faire circuler autour de vous...
affiche_principes / Croire_et_Oser / en_avant_pour / immigration / La_Participation
Tract_d / tract3 / affichette_MJB / MJB_2_ / _brumairea_d_cembret2005_
28 juillet 2006
Radio Napoléon !
Franck Ricordel et les Editions Arcades nous informent de la mise en ligne, dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2006 de :
Une grande première mondiale, car jamais dans toute l'histoire des médias, un moyen moderne de communication planétaire n'avait été jusqu'à présent consacré à l'Empereur Napoléon 1er ! Radio Napoléon est maintenent une réalité !
Radio Napoléon n'atteindra son vrai visage radiophonique et ne fonctionnera pleinement, comme une vraie radio, que d'ici 3 à 4 mois. Le temps d'alimenter en musiques, chansons, reportages, informations et autres documentaires, le site de cettte jeune radio.
Radio Napoléon est, et sera, un média consacré aux amoureux et aux passionnés de Napoléon et du Premier Empire, un média planétaire pour toutes celles et tous ceux dont les Valeurs, la Tradition, le Respect, le Patrimoine Culturel et l'Histoire veulent encore dire quelque chose !
Groupe Action Patriote et tous les bonapartistes ne peuvent que dire BRAVO et MERCI à Franck Ricordel pour cette initiative.
Editons Arcades : http://www.editions-arcade.com
La Charte de France Bonapartiste
Il n'est pas facile au XXIème siècle de se dire bonapartiste, encore moins de revendiquer ses idées au sein d'un mouvement fidèle aux Napoléon et à la voie qu'ils nous ont tracé. C'est pour cela que chaque membre de France Bonapartiste doit être envers ses compagnons comme un "frère d'arme", quelle que soit son origine, sa religion, son statut social. Chaque bonapartiste doit toujours manifester, envers les autres membres du mouvement mais aussi envers ses sympathisants, une solidarité étroite pratiquement aussi forte que celle qui doit unir les membres d'une même famille.
Etre bonapartiste, c'est beaucoup moins une question de parti qu'une question de tempérament: aussi qu'ils viennent de Roubaix ou de Toulouse, de Bordeaux ou de Strasbourg, les bonapartistes sont tous les mêmes. On dirait que les pensées des deux Empereurs, en les animant, en éclairant leur raison et en échauffant leur cœur, ont frappées cette raison et ce cœur à leurs effigies, médailles de valeur ou de millésimes différents mais dont le module est conforme à un type invariable. Napoléon Ier et Napoléon III n'ont pas créé seulement des institutions, ils ont crée et crées, tous les jours encore, des hommes. Ces hommes, on les reconnaît au premier coup d'œil, nous en savons qui s'ignorent eux-mêmes, à nous bonapartistes du XXIème siècle de leur ouvrir les yeux.
Nous, bonapartistes, n'avons ni schismatique, ni orthodoxe, puisque nous acceptons tous les principes de la souveraineté nationale, la seule dont la couronne confère un droit, la seule qui vaille la peine d'être revendiquée et conquise, c'est pour cela qu'il nous faut croire et oser.
Notre mouvement se vante d'avoir un corps normalement constitué avec un bras droit et un bras gauche. Avec une tête qui nous dit sur quoi nous ne transigeons jamais: l'unité nationale qui refuse les nouvelles féodalités locales, l'indépendance nationale qui conditionne la souveraineté populaire, la laïcité qui interdit le communautarisme, l'égalité des chances et la promotion du mérite. Des jambes pour avancer. Une poitrine où bat un cœur plein d'espoir, un cœur qui bat au même rythme que celui des Français, vide de haine ou de rancune mais qui bat loin de l'arrogance des castes qui veulent gouverner le pays et l'Europe.
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Notre filiation historique : l’esprit des Napoléon et les valeurs qu'ils ont défendu.
Notre filiation intellectuelle et morale, c’est l’esprit des Napoléon mais aussi les valeurs qu'ils ont défendu en France, en Europe et dans le reste du monde pour certains aspects. Les Napoléon sont les pères de la France moderne, leur empreinte est encore partout présente.
L'héritage napoléonien ne se limite pas à l'épopée de la Grande Armée ou aux fêtes de Compiègne. Napoléon Ier ne nous a pas laissé simplement le Code Civil, la Légion d'Honneur, la Banque de France, les Lycées, etc… Napoléon III ne s'est pas contenté de léguer à la France une économie prospère par la révolution industrielle et le développement des chemins de fer, l’intéressement des employés dans l’entreprise, les prémices de la protection sociale, l'enseignement supérieur ouvert aux jeunes filles, etc...
Les deux Empereurs ont laissé un héritage politique, le Bonapartisme, héritage qui n'a pas pris une ride et tourne autour des idées que sont la souveraineté, le progrès social et l'autorité.
Cet héritage nous le revendiquons.
Notre mouvement : mouvement politique qui n'exclu pas l'histoire.
France Bonapartiste se veut tout autant l'héritier des "victoriens", des "jéromistes" du XIXème siècle que du mouvement de l'Appel au Peuple de la première moitié du XXème siècle que du Rassemblement Bonapartiste des années 1990.
Notre but, repenser l'idée napoléonienne, remettre la "doctrine" bonapartiste dans le débat idéologique en les adoptant à notre siècle. Rassembler les Français et sympathisants étrangers autour des idées bonapartistes. Passer à l'action concrète par un travail militant de tous les jours mais aussi impliquer le courant bonapartiste dans l'actualité politique en participant aux débats de société et aux diverses consultations populaires.
Croyant aux bienfaits de l’action politique, France Bonapartiste refuse l’idéalisme, le romantisme, l'utopisme de ceux qui défendent leurs convictions en fuyant la vérité, colportant ainsi, par leur attitude, les germes de l’aigreur, de l’amertume et du désespoir. Il ne s’agit pas pour FB de témoigner, mais de gouverner, c’est-à-dire d’inscrire nos idées dans le réel.
Notre combat : l’esprit de vérité sans tabou.
Appartenir à France Bonapartiste est déjà un signe de militantisme mais tous ne peuvent ou ne veulent s'impliquer davantage. Au sein de FB, chacun est libre de participer ou non aux activités militantes de terrains. Certains peuvent préférer "l'intellect" et aider le mouvement par le biais d'articles, de réflexions sur les idées, etc… D'autres peuvent faire les deux. Par contre une implication "morale" est demandée lors des Assemblées, lors de réunions, etc…
Mais cet engagement politique ne nous empêche pas de travailler, avec ou en parallèle des associations historiques, à la commémoration des grandes dates napoléoniennes, au retour des cendres de la Famille Impériale, etc…
Notre position, République ou Empire ?
France Bonapartiste adhère ouvertement à la constitution de la Vème République. Il suffit de relire les trois premiers articles, originaux, de celle-ci pour comprendre cette adhésion.
Article 1: "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion."
Article 2: "la langue de la République est le français."
Article 3: "la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum."
Mais cette adhésion ne fait pas rejeter par France Bonapartiste la possibilité d'une restauration impériale en faveur d'un membre, uniquement, de la Famille Impériale. Cette restauration ne pouvant se faire que par le souhait du Peuple.
Notre place sur l'échiquier politique : "ni bonnet blanc, ni bonnet rouge, je suis national".
Nous n'acceptons d'être classé ni à Gauche, ni à Droite. France Bonapartiste n'est pas un mouvement de réaction tourné vers un passé glorieux mais au contraire un mouvement de progrès social et économique dans le respect de la souveraineté et de l'autorité. Nous n'oublions pas que c'est le retour vers la "réaction" qui a conduit le parti bonapartiste à sa perte à la fin du XIXème siècle.
France Bonapartiste ne peut trouver d'adversaires irréconciliables que dans les mouvements d'extrême droite, où l'on condamne les principes de la Révolution et parfois aux relents racistes et antisémites, dans les mouvements d'extrême gauche antinationaux et englués dans une chimérique lutte des classes, enfin les mouvements qui répudient l'idée d'unité et d'indivisibilité de la Nation et sa souveraineté. Mais attention, rejeter ces mouvements ne veut pas dire rejeter tous ceux qui s'y trouvent car parmi eux l'on peut trouver des bonapartistes qui s'ignorent ou qui se sont éloignés. Aux bonapartistes fidèles d'aller chercher ces "brebis égarées" là où elles se trouvent en sachant être persuasifs et attractifs.
Notre combat, nos idées.
France Bonapartiste garde religieusement sa foi politique et son drapeau. Notre mouvement ne se laisse détourner de sa route par aucune suggestion, aucune calomnie. Il ne consentira ni concession, ni compromis sur ses piliers "historiques" :
Souveraineté populaire
Indépendance nationale
Progrès social
Autorité
La Souveraineté populaire, plus connue chez les bonapartistes sous le nom de l'Appel au peuple, nous l'entendons comme la participation plus directe des citoyens dans les affaires de leur pays. Par ce que tout ce qui se fait sans le peuple est illégitime, nous voulons l'élargissement du champ d'action du référendum pour aborder les questions de sociétés ainsi que celle touchant à l'intégrité même de notre Nation.
L'Indépendance nationale afin de permettre à notre pays d'être libre de ses politiques tant nationales qu'internationales. Pour cela, nous préférons travailler à la construction d'une Europe confédérale, respectueuse de chaque nation qui la compose, en lieu et place d'un conglomérat fédéral visant à la dissolution de toutes identités nationales. Nous voulons aussi que notre pays regarde vers le grand large, tant du coté de la Francophonie que du reste du monde avec la mise en place de véritables politiques d'échanges.
Le Progrès social est un vaste chantier touchant à de nombreux domaines. Il faut rénover en profondeur l'enseignement et la formation, clés de voûte de la société de demain. La famille ne doit pas être oubliée car elle est une trame élémentaire de la collectivité sociale tant par le socle qu'elle représente que pour le développement de la démographie nationale. Il nous faut proposer un nouveau contrat économique et social mobilisateur, il s'articule autour de la réconciliation du travail et du capital avec la Participation, de la mise en place d'une cotisation sociale unique sur la consommation (TSVA) en lieu et place des charges sociales pesant sur le travail, une politique forte du logement, une incitation à entreprendre grâce, entre autre, à une nouvelle politique fiscale, une véritable politique d'assimilation… Voilà les pistes à suivre.
L'Autorité, à ne pas confondre avec l'autoritarisme et un quelconque penchant à la dictature, n'est autre que la prise de conscience, par tous, Etat et citoyens, que l'on a autant de droits que de devoirs. L'Etat et les administrations de notre pays doivent montrer efficacité et probité. Subsidiarité, déconcentration, décloisonnement et modernisme doivent être les pièces maîtresses d'une réforme attendue et voulue, la défense d'un véritable service public efficace est à ce prix. Nous demandons une politique intransigeante contre toutes les délinquances, des "cols blancs" aux pires pervers, en contre partie nous demandons une justice efficace et respectueuse de lois et libertés. Nous proposons aussi la mise en place d'une véritable politique de l'immigration, se situant entre le laxisme des politiquement corrects et l'exclusion et le rejet prônée par une frange de la droite nationale, une immigration contrôlée et misant sur le donnant- donnant avec les pays concernés.
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Le bonapartisme défend des valeurs fortes sans pour autant s'enfermer dans un dogmatisme doctrinaire figé et passéiste. Le bonapartisme est tourné vers l'action politique, action qui alliée à la pensée permet de réagir en fonction des circonstances dans le seul intérêt de la France et des Français.
Faire de la politique, c'est travailler à faire adhérer les femmes et les hommes du pays à un projet, à une certaine idée de la France. La tache n'est pas aisée car si tout le monde se plaint, personne n'agit ! Ceux, qui veulent bouleverser ce cercle en empruntant les chemins du politiquement incorrect, sont cloués au pilori par la bien pensante classe politique mais aussi par les profiteurs de ce système. Il faut arrêter de les absoudre et proposer d'autres solutions.
Face au politiquement correct qui a envahi la classe politique, le monde napoléonien mais aussi la plupart des citoyens, les bonapartistes doivent avoir le courage de leurs opinions. Ils doivent recréer l'esprit, bousculer les normes, faire vibrer la jeunesse, réveiller ceux qui n'y croient plus, faire comprendre à ceux qui réclament sans cesse qu'ils ont aussi des devoirs. Il faut aussi avoir le courage de dire la vérité, d'expliquer où en est la France et où elle va.
A l'heure d'un nouveau siècle et d'un nouveau millénaire, les bonapartistes souhaitent une France vigoureuse et ambitieuse et qui sache que l'esprit bonapartiste et "bleu - blanc - rouge" n'est pas périmé, bien au contraire. Ce que veulent les bonapartistes, c'est une France grande et belle. Pour cela ils doivent crier leur vérité !
26 juillet 2006
"2006 "année Senghor" : un appel solennel aux dirigeants de la France et des pays francophones
Pour l' "année Senghor et de la Francophonie", marquée jusqu'ici, de manière certes sympathique mais peu compromettante, surtout par des colloques, un appel solennel à de vrais gestes qui engagent est répété tout au long de 2006 aux dirigeants de France, du Québec, de Wallonie-Bruxellles et aux responsables de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L'appel émane de 60 associations militantes des trois pays. Il est porté aussi par un nombre impressionnant de personnalités de l'ensemble de la Francophonie, et même de Russie, des Etats-Unis, d'Allemagne, d'Italie, d'Australie... M. Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire Général de l'ONU puis de l'OIF l'a signé. Huit anciens ministres français aussi, dont plusieurs (Mme Sudre, MM. Vivien, Wiltzer...) furent chargés d'affaires étrangères, de coopération, de Francophonie. Avec eux : quatre anciens ministres étrangers d'Egypte, du Maroc, d'Iran, de Maurice..., deux candidats à l'élection présidentielle en France, M. Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques, le Prince Charles-Philippe d'Orléans, l'éminent linguiste Claude Hagège, le Général Pierre-Marie Gallois, divers acteurs anciens et actuels de la Francophonie tels MM. Michel Guillou, Georges Gros Secrétaire général de l'Union de la Presse francophone, les éminents Québécois Jean-Marc Léger et Jacques-Yvan Morin, ancien ministre de la Justice et Vice-Premier Ministre de René Lévêque, des parlementaires, de nombreux écrivains - notamment africains venus à l'occasion du Salon du Livre et des "Francofffonies" - des parlementaires de tous bords (hormis des extrêmes), des Ambassadeurs de France... L'appel et la liste de ses signataires sont disponibles au siège d' "Avenir de la langue française", 34 bis, rue de Picpus, 75 012, et sur le site
Les associations et personnalités demandent aux dirigeants francophones de prendre leur Communauté - de 63 membres - au sérieux, et d'adopter, pour le XIème Sommet francophone qui se tient en septembre 2006 à Bucarest, les mesures symboliques frappantes, au demeurant peu coûteuses, qui prouveraient l'existence d'une véritable volonté politique : Montrer à toute occasion officielle appropriée le drapeau - existant - de la Francophonie. Lorsque M. Chirac parle en public, son drapeau français ne serait pas flanqué uniquement du drapeau européen, mais aussi du drapeau de la Communauté francophone. Idem pour le Premier Ministre québécois : le drapeau du Canada ne serait plus seul à flanquer le fleur-de-lysé du Québec. Inscrire dans la Constitution française la phrase arrêtée avec l'aide de feu le Sénateur et Ministre Maurice Schumann :"La République participe à la construction d'un espace francophone de solidarité et de coopération", pour faire pendant à l'Union européenne, et marquer que la France continue à "marcher sur les deux jambes". Renvoyer systématiquement aux organes bruxellois de l'U.E., en exigeant une version immédiate en français, tous les documents de travail qu'ils adressent uniquement en anglais aux ministères de France, de Belgique, du Luxembourg, ainsi que les documents concernant l'aide européenne au développement envoyés en anglais aux pays "A.C.P." membres de l'OIF ... Faire adopter par tous les pays qui ont voulu adhérer à l'OIF, et qui ne sont pas de langue maternelle française, un statut du français qui donne en droit et en fait à cette langue, dans leur enseignement, leurs media et leurs communications officielles internes et externes, une place au moins égale à celle de toute autre langue étrangère au pays. En clair : que le français ait un statut de "langue étrangère la plus favorisée", c'est-à-dire traitée au moins aussi bien que l'anglais. Tout cela paraît aux signataires donner un sens à l'action francophone, en cette année de célébrations, qu'ils veulent voir marquer par des gestes concrets, plus forts que des colloques. Les Chefs d'Etat et leur OIF réunis en septembre 2006 à Bucarest devraient décider ainsi de relever pour la Francophonie si nécessaire le redoutable défi de sa crédibilité. Albert Salon, ancien Ambassadeur, Président d' Avenir de la langue française" et du FFI-France (Forum francophone international).
24 juillet 2006
Solidarité Liban
Le Groupe Action Patriote tient à faire part de soutien au peuple libanais qui actuellement subit une double violence.
Tout d'abord la violence des bombardements israéliens qui frappent sans distinction aucune tous les libanais, civils pour la pluspart, de toutes confessions, de tous ages...
La violence ensuite du Hezbollah qui est directement responsable de ce que vie actuellment le Liban. Ce pays ne retrouvera la paix que lorsque cet Etat dans l'Etat aura disparu. Peut on déclarer la guerre au terorisme et laisser un tel mouvement "gouverner" au grand jour le Sud-Liban et petit à petit étendre son pouvoir sur l'ensemble du pays ?
Solidarité pour le Liban, mais un Liban multi-culturel et cultuel, un Liban libéré des "fous de dieu" !
22 juillet 2006
En souvenir de l'Aiglon
Il y a 164 ans, le 22 juillet 1832, s'éteignait à Schoenbrunn Napoléon II, l'Aiglon,, le fils de l'Empereur. L'Aiglon appartenait, appartient toujours, à la légende napoléonienne. Intelligent, sensible, attachant, sa popularité devint grande en Europe, les bonapartistes français espéraient en lui. Napoléon II commençait à percer sous le duc de Reichstadt quand la tuberculose l'enleva à vingt et un ans. Les bonapartistes du XXIème siècle ne peuvent qu'avoir une pensée émue au souvenir de ce Prince !
18 juillet 2006
République Plébiscitaire !
De même qu'une famille ne peut être normalement constituée sans un père qui la sauvegarde et la "dirige", de même un Etat ne saurait exister sans un chef responsable revêtu du pouvoir suprême.
Mais quel sera ce chef ? Quel titre portera t'il ? De quel pouvoir sera t'il investi ? Le titre importe peu, il s'adapte ordinairement au caractère et aux traditions de la nation. Quant au pouvoir qu'il exercera, quelle en sera la nature ? Sera t'il héréditaire ou électif ?
Nous avons vu en France les abus de la monarchie héréditaire causer la bourrasque révolutionnaire, nous avons vu de même par les excès de nos Républiques les dangers du pouvoir électif. Alors lequel de ces deux systèmes faut il adopter ? Cette importante question est difficile à solutionner. L'hérédité et l'élection présentent l'une et l'autre des avantages et des imperfections, aussi l'une et l'autre ont--elles trouvé des adeptes dans tous les temps.
Le pouvoir héréditaire est non seulement majestueux mais fécond. Tout d'abord il assure la stabilité à la nation, il éloigne les convoitises malsaines de l'ambition, et dans le calme qu'il enfante se développent progressivement la sécurité, la confiance, l'expansion des affaires et la prospérité générale. Certaine de son lendemain, une nation gouvernée par le pouvoir héréditaire s'avance d'un pas assuré vers l'avenir sans se sentir menacée par aucun des aléas dont souffrent les Etats régis par le système électif.
La mort même du souverain ne saurait faire rétrograder ce pays dans sa voie paisible. Cette nation continue d'avancer dans ses destinées, les yeux toujours fixés sur l'héritier présomptif connu depuis longtemps et qui sera salué comme un "anneau" de la chaine retenant dans la nation la concorde et le bonheur qui la suit.
Mais où trouver la perfection sur notre terre ? Elle n'existe ni chez les hommes, ni dans les institutions qu'ils édifient. L'hérédité du pouvoir, il faut le reconnaître et le clamer, entraîne de graves abus.
Une famille, assise sur un trône depuis des siècles, assurée d'un règne intangible, surtout comme durée, gardera t'elle toujours conscience de ses lourdes responsabilités ? Ne perdra t'elle jamais l'ambition de rester digne de l'honneur dont elle est revêtue ? Tout s'use ici bas !
Lorsqu'une dynastie se perpétue aussi longuement, la vertu ou la morale qui l'ont élevée au rang suprême s'affaiblissent et déclinent progressivement jusqu'à l'incapacité ou à l'extravagance, nous avons pu le constater chez nous avec les Bourbons et nous le voyons aujourd'hui en Angleterre. La sagesse humaine est vraiment trop fragile pour que l'on tente d'enchainer, de domestiquer la fortune au service d'une dynastie. Dès que cette dynastie se voit invulnérable, elle perd, avec le respect de ses devoirs, le sentiment de sa propre dignité. L'Histoire démontre trop fréquemment que la décadence de la dynastie fut chez certains peuples la cause des plus terribles revers. La France elle-même n'en fit elle pas la cruelle expérience, et le règne de Louis XIV, quelle qu'en fut la splendeur, n'est il pas le vestibule de la Révolution ?
Alors, faut il préconiser l'éligibilité du pouvoir suprême ?
Les partisans du système électif entendent sauvegarder par ce moyen d'investiture du "souverain" l'entière liberté de la Nation, en lui attribuant la faculté de ne suivre que le chef d'Etat qu'elle jugera digne de sa confiance. En théorie, le système purement électif est une garantie de liberté pour le peuple, en le préservant de l'arbitraire qui devient souvent un l'écueil du pouvoir inamovible. Il permet de placer l'autorité souveraine dans des mains capables d'en porter le fardeau. Si la nation s'aperçoit de la défectuosité de son choix ou si son Elu démérite, il lui est loisible, à brève échéance et sans révolution, de retirer le soin de ses destinées à un mandataire insuffisant ou indigne. Ce système serait parfait si là comme ailleurs, la passion ne trouvait un champ trop favorable à ses ravages.
Le système purement électif présente, lui aussi, de très graves dangers, tant pour l'Elu que pour ses électeurs. Il n'est certes pas impossible qu'un élu temporaire, président ou autre, accomplisse des actes féconds pendant son passage au pouvoir, plusieurs d'entres eux se sont montrés inspirés par un esprit intègre et patriotique. Mais aussi combien est plus considérable le nombre de ceux qui se sont laissés absorber par l'intérêt personnel ? Ne faudrait il pas qu'un Chef d'Etat, appelé au pouvoir pour quelques années seulement, fut doué d'une nature presque surhumaine pour consentir à s'immoler aux redoutables nécessités du gouvernement des peuples ? Comment lui demander l'effort de labourer un champ dont la moisson enrichira un successeur ? Comment se passager de quelques jours entreprendra t'il l'étude laborieuse de tant de problèmes à la solution desquels il ne saurait espérer arriver en peu de temps ?
L'Elu temporaire adoptera une politique d'expédients, un programme mesquin, mais sans risque, lui permettant d'atteindre sans encombre le terme de son mandat. Et si ce chef d'Etat est rééligible, à quelles visées personnelles, à quelles intrigues ne sacrifiera t'il pas les grands intérêts publics ? La périodicité de l'élection ôte forcément au chef de l'Etat le goût et la possibilité des grandes choses, nul ne se plait à construire un édifice dont il sera expulsé, peut être même avant son achèvement, et qui risque en outre d'être démoli par son nouvel occupant.
C'est ainsi que l'électivité du pouvoir est incompatible avec l'épanouissement de la fortune nationale, dont les bases indispensables sont la sécurité dans l'évolution sociale et la quiétude résultant de la stabilité gouvernementable.
Alors quelle option s'impose entre le pouvoir héréditaire et le pouvoir électif ?
Cette question n'est pas facile à solutionner. On ne peut que souhaiter un système idéal assez parfait pour réunir les avantages des deux modes en question, tout en en écartant les périls. Ce système idéal existe, il rayonne sur toute la France qui, à deux tournants de son histoire, vint s'y réfugier pour son plus grand bien.
Ce système, c'est le régime plébiscitaire des Napoléons.
Parmi les esprits enclins à juger superficiellement les doctrines qu'ils n'ont point vu pratiquer, plusieurs allèguent que le plébiscite exclut l'hérédité ou que l'hérédité doit exclure le plébiscite. Il n'en est absolument rien.
Le plébiscite de 1804 ratifiant le Sénatus-Consulte du 18 mai, décernait au Premier Consul le titre d'Empereur de la République Française avec hérédité. Mais les Napoléons, seuls interprètes fidèles des principes de la Révolution, ne voulurent jamais que les mandataires de la nation dont ils ne cessèrent de reconnaître le pouvoir souverain.
Il résulte de cette alliance de la nation avec les Napoléons que l'hérédité dont sont en principe investis nos Empereurs, reste toujours révocable par le plébiscite. Par cette ingénieuse conception, la nation jouit des bienfaits du pouvoir héréditaire tant qu'elle approuve la direction politique suivie par son Elu "ou par l'héritier de son Elu". Et tout aussitôt que la nation désapprouverait l'orientation où la dirige son mandataire, le plébiscite avertirait ce mandataire que la volonté souveraine, dont il détient le pouvoir, lui demande d'en modifier l'exercice ou même d'y renoncer en faveur d'un nouvel Elu.
D'autres esprits, ignorants ou hostiles, croient voir dans le plébiscite un élément de guerre civile en ce sens qu'un Empereur dépossédé par un plébiscite pourrait revendiquer contre le nouvel Elu les pouvoirs dont l'avait investi lui-même le plébiscite antérieur. Un Napoléon émettant une prétention semblable sortirait tout à la fois de la doctrine napoléonienne et des principes du droit le plus élémentaire. Le dernier plébiscite n'infirme t'il pas de plein droit, s'il lui est contraire, le plébiscite précédent ? D'ailleurs, un Napoléon ne contester jamais le verdict populaire, celui-là serait désavoué de tous les Napoléons qui, dans leurs actes comme dans leurs discours, rendirent hommage à l'infaillible valeur du plébiscite.
Quant au plébiscite lui-même, loin de présenter un risque quelconque, il est le régulateur par lequel les Napoléons surent et sauront concilier la liberté de la Patrie avec la stabilité du Pouvoir, source de toute prospérité nationale. Quant à l'hérédité révocable par plébiscite, elle est le chef-d'œuvre de la doctrine démocratique.
Les bonapartistes sont en droit de conserver la conviction qu'un nouveau plébiscite, confirmant les huit premiers, rendrait à notre France le gouvernement d'un Napoléon.
C'est à la conquête de ce plébiscite libérateur qu'ils doivent marcher.
Cette marche doit se faire dans le respect des institutions actuelles, elles-mêmes misent en place par un référendum… Ce qu'un référendum a établit, un référendum peut seul le remplacer.
""Le plébiscite c'est le droit, c'est le salut. C'est un grand parti national sans vainqueurs ni vaincus, s'élevant au-dessus de tous pour les réconcilier."" Le Prince Impérial 16 mars 1874.
Pauline BLETRY
Le Choc du mois - juillet/août
Le numéro 3 du Choc du mois vient de sortir, toujours aussi pertinent même si l'on n'est pas en accord avec tous les articles présents...
Le dossier de ce numéro : Comment la France met le cap à droite
Une bonne lecture pour cet été, loin du politiquement correct...
11 juillet 2006
La gauche, la droite et le peuple
Ce n’est sans doute pas un hasard si depuis deux siècles les bonapartistes sont partisans du recours direct au peuple, par l’élection du chef d’Etat et par le plébiscite.
Outre l’aspect de démocratie directe, de liaison quasi-personnelle, à la limite du mysticisme, entre le chef d’Etat et les citoyens, entre le pouvoir central et les Français, la technique référendaire s’imbrique parfaitement dans l’un des principaux axes de pensée napoléonienne: le surpassement du clivage gauche / droite.
En effet, le pouvoir bonapartiste s’accommode sans complexe du système électoral classique. Sous le Consulat, puis les deux Empires, des consultations démocratiques sont organisées. De 1852 à 1869, pas moins de quatre élections législatives se succèdent. Mais, très vite, malgré l’établissement du suffrage d’arrondissement, entre les électeurs et leurs représentants vont se dresser les comités, les partis, les cliques et les notables. Ces derniers, cultivant leur circonscription comme les paysans labourent leurs champs, s’érigent progressivement en caste, en pouvoir intermédiaire, confiscant le suffrage sur leurs noms et leurs revendications. Les clubs et partis politiques, balayés d’un trait par la démocratie bonapartiste, réapparaissent, faisant de la chambre une assemblée où l’on discute, où l’on parlemente, où l’on pratique la surenchère mais nullement où l’on agit.
Malgré le recours à un homme, à un programme d’envergure, le clivage, stérile, bipolaire réapparaît. Alors que le bonapartisme, refusant toute hémiplégie politique, entend surpasser les anciennes notions partisanes, la droite (monarchiste ou républicaine) et la gauche (républicaine, radicale, socialiste ou communiste) s’affrontent sans chercher l’intérêt commun.
Or, on sait très bien que les réponses apportées aux questions de société ne sont souvent ni de droite ni de gauche.
Ainsi en est-il du référendum sur la "constitution européenne". Sur ce point, comme en 1992 avec le traité de Maastricht, la ligne de fracture entre les tenants du "oui" et ceux du "non" passe au milieu de tous les partis. Les partis dits de gouvernement, UMP et PS, ne montrent aucune unité sur les questions européennes. De même, on retrouve parmi les "non" des personnalités et des groupes venant de la droite et d’autres situés à gauche de l’échiquier politique.
Plus que l’antique frontière entre droite et gauche, la séparation actuellement pertinente passe donc par l’axe européen: souverainistes ou fédéralistes, les partis se déchirent. Il est vrai que les anciennes lignes de partage, constitutionnelles, religieuses ou économiques, ne tiennent plus.
Bref, droite /gauche, c’est le même combat.
Plus que jamais, les bonapartistes voient donc leurs positions au-dessus de la droite et de la gauche, au-dessus des partis, validées par les faits.
Parallèlement, le vecteur référendaire, typiquement napoléonien, est remis en valeur. Si les référendums étaient plus courants, nul doute que le principal bénéficiaire en serait le peuple dans son ensemble, au détriment des notables et des partis.
Mais, en absence d’un chef charismatique, ne s’agit-il pas d’un simple rêve.
Thierry Choffat
Vraiment si différents ? Non, alors changeons les.
Alors que l'exellent Choc du Mois ( n°3 juillet/aout 2006) nous offre un très bon dossier "Comment la France met le cap à droite", il n'est pas non plus faux de dire que, de plus en plus, les Français ne distinguent plus vraiment les différences qui sépareraient la droite de la gauche, tout du moins l'UMP du Ps. Le camp vainqueur se croit tout puissant, les élus oublient rapidement leurs promesses, l’absence de possibilité pour les gouvernements d’agir (l’Europe exerçant la réalité des pouvoirs) paralyse l’action politique… Les motivations abondent.
Est-ce inéluctable ? Nous pensons que malheureusement, la France ressemble de plus en plus au Directoire de 1799 : crise économique, méfiance envers les hommes politiques, dégoût de la chose publique…
Comme voici deux siècles, l’issue existe.
Soit la classe politique réagit d’elle-même, se rénove, se transforme, se met vraiment à l’écoute des citoyens, se préoccupe des messages envoyés par les urnes, s’émancipe de la tutelle européenne et propose de vraies solutions, viables, réalistes, populaires. Soit, comme lors de chaque crise d’identité grave, les Français sauront manier le balai. Même si l’histoire du bonapartisme a toujours montré que nous avons souvent réussi à sortir maître du nouveau jeu résultant de coup de force, de révolution ou de peur des Français, nous ne sommes pas des partisans par nature de cette solution.
Notre ambition est avant tout de voir la France, indépendante, réussir son pari,de voir nos gouvernants rester fidèles aux principes napoléoniens (ou gaullistes) : grandeur de la France, bien-être social, refus des affrontements partisans stériles… Si cela aboutit sans crise, nous n’en serons que légitimement heureux.
Mais, si par malheur pour le pays et pour sa classe dirigeante, des crises graves venaient secouer les institutions, nous sommes toujours confiants.
Il en sortira comme d’habitude un chef populaire, légitimé par les Français, assurant un Etat fort, au service d’une politique ambitieuse, à l’intérieur et à l’extérieur de l’hexagone, rassemblant les Français par delà les clivages.
Les expériences bonapartistes (1799, 1851) ou gaullistes (1944, 1958) nous ont montré la voie.
