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"Rendre la République chère aux citoyens, respectable aux étrangers, formidable aux ennemis" Napoléon Bonaparte, Premier Consul, 4 nivose an VIII

26 juillet 2006

"2006 "année Senghor" : un appel solennel aux dirigeants de la France et des pays francophones

Pour l' "année Senghor et de la Francophonie", marquée jusqu'ici, de manière certes sympathique mais peu compromettante, surtout par des colloques, un appel solennel à de vrais gestes qui engagent est répété tout au long de 2006 aux dirigeants de France, du Québec, de Wallonie-Bruxellles et aux responsables de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

L'appel émane de 60 associations militantes des trois pays. Il est porté aussi par un nombre impressionnant de personnalités de l'ensemble de la Francophonie, et même de Russie, des Etats-Unis, d'Allemagne, d'Italie, d'Australie...

M. Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire Général de l'ONU puis de l'OIF l'a signé. Huit anciens ministres français aussi, dont plusieurs (Mme Sudre, MM. Vivien, Wiltzer...) furent chargés d'affaires étrangères, de coopération, de Francophonie. Avec eux : quatre anciens ministres étrangers d'Egypte, du Maroc, d'Iran, de Maurice..., deux candidats à l'élection présidentielle en France, M. Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques, le Prince Charles-Philippe d'Orléans, l'éminent linguiste Claude Hagège, le Général Pierre-Marie Gallois, divers acteurs anciens et actuels de la Francophonie tels MM. Michel Guillou, Georges Gros Secrétaire général de l'Union de la Presse francophone, les éminents Québécois Jean-Marc Léger et Jacques-Yvan Morin, ancien ministre de la Justice et Vice-Premier Ministre de René Lévêque, des parlementaires, de nombreux écrivains - notamment africains venus à l'occasion du Salon du Livre et des "Francofffonies" - des parlementaires de tous bords (hormis des extrêmes), des Ambassadeurs de France...

L'appel et la liste de ses signataires sont disponibles au siège d' "Avenir de la langue française", 34 bis, rue de Picpus, 75 012, et sur le site

www.voxlatina.com

Les associations et personnalités demandent aux dirigeants francophones de prendre leur Communauté - de 63 membres - au sérieux, et d'adopter, pour le XIème Sommet francophone qui se tient en septembre 2006 à Bucarest, les mesures symboliques frappantes, au demeurant peu coûteuses, qui prouveraient l'existence d'une véritable volonté politique :

  • Montrer à toute occasion officielle appropriée le drapeau - existant - de la Francophonie. Lorsque M. Chirac parle en public, son drapeau français ne serait pas flanqué uniquement du drapeau européen, mais aussi du drapeau de la Communauté francophone. Idem pour le Premier Ministre québécois : le drapeau du Canada ne serait plus seul à flanquer le fleur-de-lysé du Québec.

  • Inscrire dans la Constitution française la phrase arrêtée avec l'aide de feu le Sénateur et Ministre Maurice Schumann :"La République participe à la construction d'un espace francophone de solidarité et de coopération", pour faire pendant à l'Union européenne, et marquer que la France continue à "marcher sur les deux jambes".

  • Renvoyer systématiquement aux organes bruxellois de l'U.E., en exigeant une version immédiate en français, tous les documents de travail qu'ils adressent uniquement en anglais aux ministères de France, de Belgique, du Luxembourg, ainsi que les documents concernant l'aide européenne au développement envoyés en anglais aux pays "A.C.P." membres de l'OIF ...

  • Faire adopter par tous les pays qui ont voulu adhérer à l'OIF, et qui ne sont pas de langue maternelle française, un statut du français qui donne en droit et en fait à cette langue, dans leur enseignement, leurs media et leurs communications officielles internes et externes, une place au moins égale à celle de toute autre langue étrangère au pays. En clair : que le français ait un statut de "langue étrangère la plus favorisée", c'est-à-dire traitée au moins aussi bien que l'anglais.

Tout cela paraît aux signataires donner un sens à l'action francophone, en cette année de célébrations, qu'ils veulent voir marquer par des gestes concrets, plus forts que des colloques.

Les Chefs d'Etat et leur OIF réunis en septembre 2006 à Bucarest devraient décider ainsi de relever pour la Francophonie si nécessaire le redoutable défi de sa crédibilité.

Albert Salon, ancien Ambassadeur, Président d' Avenir de la langue française" et du FFI-France (Forum francophone international).

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